Myriapodes

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Classification (env 16.000 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Mandibulates-Myriapodes
(Scolopendres, scutigères, iules... Mille-pattes et assimilés)
 

Classe

Espèces représentatives Description
Chilopodes
(env 3.350 esp)

1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4.  Particularité
5.  Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez les Chilopodes

Scolopendra giganteagrande scolopendre d’Amérique du Sud
Scolopendra cingulata
scolopendre méditerranéenne
 Scolopendra subspinipesscolopendre asiatique géante
 Scolopendra morsitansscolopendre tropicale
 Lithobius forficatuslithobie fourchu
 Cryptops hortensiscryptops des jardins
Geophilus flavus
géophile jaune
Strigamia maritima
strigamie maritime

Les Chilopodes sont présents sur tous les continents sauf l’Antarctique ; ils vivent dans les forêts humides, litières de feuilles, sols meubles, murets, grottes, zones rocheuses, prairies, zones tropicales, déserts, et parfois en milieux urbains ; ils recherchent des lieux sombres, humides, et riches en proies ; les grandes espèces du genre Scolopendra occupent surtout les régions tropicales et subtropicales.
Les Chilopodes mesurent de 1 cm (Lithobiomorphes) à 30–35 cm pour les grandes Scolopendra ; leur corps est aplati, segmenté, avec une paire de pattes par segment ; ils possèdent des antennes longues, des yeux simples, et surtout des forcipules, crochets venimeux situés sous la tête ; les couleurs varient du brun discret aux teintes vives (rouge, jaune, vert) chez les espèces tropicales.
Les Chilopodes sont des prédateurs nocturnes, solitaires, rapides, se nourrissant d’insectes, araignées, vers, petits reptiles, amphibiens et parfois de petits rongeurs pour les grandes Scolopendra ; ils tuent grâce à leurs forcipules venimeux ; la reproduction est sexuée, avec dépôt d’un spermatophore ; la femelle pond 10 à 60 œufs selon les espèces et protège souvent la ponte ; la longévité varie de 3 à 10 ans, parfois plus chez les grandes espèces.
Les Chilopodes possèdent un venin utilisé pour immobiliser les proies ; ils sont extrêmement agiles, capables de grimper, courir, se faufiler dans les fissures ; certaines espèces régénèrent leurs pattes perdues ; les grandes Scolopendra présentent une force de morsure élevée, une agressivité marquée, et une résistance exceptionnelle ; les Lithobiomorphes sont rapides et nerveux, les Scutigeromorphes (scutigères) sont très rapides et insectivores domestiques.
Les prédateurs des Chilopodes incluent les oiseaux, reptiles, amphibiens, petits mammifères insectivores, araignées, scorpions, et certains arthropodes plus grands ; les scolopendres géants ont peu de prédateurs naturels, hormis certains serpents et gros oiseaux.
Les Chilopodes sont venimeux mais rarement dangereux pour l’homme ; les petites espèces provoquent une douleur comparable à une piqûre d’insecte ; les grandes Scolopendra tropicales (S. gigantea, S. subspinipes, S. dehaani) peuvent infliger une douleur extrême, un œdème important, parfois fièvre ou malaise ; les décès sont exceptionnels ; en Europe, Scolopendra cingulata est modérément venimeuse et rarement dangereuse.
Les Chilopodes partagent : un corps segmenté, une paire de pattes par segment, des forcipules venimeux, un mode de vie prédateur, une activité nocturne ; la diversité se répartit en 5 ordres principaux : – Scutigeromorpha : scutigères, très rapides, longues pattes, souvent domestiques – Lithobiomorpha : lithobies, petits, rapides, communs en Europe – Geophilomorpha : géophiles, très allongés, jusqu’à 177 paires de pattes – Scolopendromorpha : scolopendres, grands, venimeux, tropicaux – Craterostigmomorpha : groupe rare, limité à la Tasmanie et Nouvelle‑Zélande Cette diversité reflète des adaptations à des habitats variés, du sol profond aux forêts tropicales.
Diplopodes
(env 12.200 esp)

1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4.  Particularité
5.  Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez les Diplopodes

 

Glomeris marginatagloméris marginée
Julus scandinavius
iule scandinave
 Ommatoiulus sabulosusiule des sables
Cylindroiulus londinensis
iule londonien
 Polydesmus angustuspolydesme étroit
Polyzonium germanicum
polyzonium germanique
 Brachydesmus superusbrachydesme supérieur
 Archispirostreptus gigasmille‑pattes géant africain

Les Diplopodes sont présents sur tous les continents sauf l’Antarctique ; ils vivent dans les forêts humides, litières de feuilles, sols riches en humus, murets, grottes, prairies, zones tropicales, régions tempérées, et parfois dans les déserts où ils s’abritent profondément dans le sol ; ils recherchent des milieux humides, sombres, riches en matière organique en décomposition.
Les Diplopodes mesurent de 2 mm (Glomeridesmida) à 30 cm pour les grandes espèces tropicales (Archispirostreptus gigas) ; leur corps est cylindrique ou aplati, composé de nombreux segments portant deux paires de pattes par segment (caractère unique du groupe) ; ils possèdent des antennes courtes, un exosquelette robuste souvent calcifié, et se déplacent lentement ; leurs couleurs vont du brun discret au rouge, jaune ou noir brillant.
Les Diplopodes sont des détritivores stricts : ils se nourrissent de feuilles mortes, bois en décomposition, champignons, humus, contribuant fortement à la formation du sol ; ils sont nocturnes, discrets, et vivent souvent en groupes ; la reproduction est sexuée, avec accouplement direct ; la femelle pond 20 à 300 œufs selon les espèces, souvent dans un nid de terre ; les jeunes éclosent avec peu de segments et gagnent des pattes à chaque mue ; la longévité varie de 3 à 10 ans, parfois plus chez les grandes espèces tropicales.
Les Diplopodes possèdent des glandes répulsives qui sécrètent des substances chimiques (quinones, phénols, cyanures faibles) pour se défendre ; certaines espèces s’enroulent en boule (Glomerida), d’autres se dressent pour intimider ; ils jouent un rôle écologique majeur dans la décomposition et la fertilisation des sols ; leur croissance par anamorphose (ajout de segments à chaque mue) est une particularité unique.
Les prédateurs des Diplopodes incluent les oiseaux, amphibiens, reptiles, araignées, scolopendres, carabes, musaraignes, et certains singes ; leurs sécrétions chimiques les rendent peu appétents, mais certains prédateurs y sont adaptés.
Les Diplopodes ne sont pas dangereux pour l’homme : ils ne mordent pas, ne piquent pas, et ne possèdent pas de venin ; certaines espèces peuvent libérer des sécrétions irritantes provoquant de légères brûlures ou taches temporaires sur la peau, mais sans gravité ; ils sont totalement inoffensifs et utiles dans les écosystèmes.
Les Diplopodes partagent : un corps segmenté avec deux paires de pattes par segment, un mode de vie détritivore, une croissance par anamorphose, des glandes répulsives, et un comportement défensif basé sur l’enroulement ou la sécrétion chimique ; la diversité se répartit en 16 ordres et plus de 12 000 espèces, dont : – Polydesmida : corps aplati, très communs en Europe – Julida : corps cylindrique, longs et fins – Glomerida : capables de s’enrouler en boule – Spirostreptida : grandes espèces tropicales géantes – Sphaerotheriida : “mille‑pattes géants en boule” d’Afrique et d’Asie Cette diversité reflète des adaptations à des milieux allant des forêts tropicales aux zones méditerranéennes.
Pauropodes
(env 400 esp)

1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4.  Particularité
5.  Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez les Pauropodes

 

Pauropus huxleyipaurope de Huxley
Pauropus gracilis
paurope gracile
 Pauropus projectuspaurope projeté
Pauropus silvaticus
paurope forestier
Allopauropus tenuis
allopaurope ténu
 Decapauropus cuenotidécapaurope de Cuenot
Decapauropus gracilis
décapaurope gracile
Stylopauropus pedunculatus
stylopaurope pédonculé

Les Pauropodes sont présents sur tous les continents sauf l’Antarctique ; ils vivent exclusivement dans les sols humides, litières de feuilles, bois pourri, mousses, souches, composts, et les micro‑habitats souterrains ; ils recherchent des milieux frais, obscurs, riches en matière organique ; ils sont très sensibles à la dessiccation et ne sortent jamais à l’air libre.
Les Pauropodes sont minuscules, mesurant 0,5 à 2 mm, rarement plus ; leur corps est mou, blanchâtre, segmenté, avec 9 à 11 paires de pattes ; leur tête porte des antennes très particulières, ramifiées en forme de fourche ; ils sont aveugles, dépigmentés, et se déplacent lentement ; leur cuticule fine les rend très vulnérables à la sécheresse.
Les Pauropodes sont des détritivores stricts, se nourrissant de champignons, bactéries, matière organique en décomposition, et de micro‑débris végétaux ; ils vivent en profondeur dans le sol, souvent en groupes ; la reproduction est sexuée, avec ponte d’œufs dans le sol ; les jeunes éclosent avec peu de segments et gagnent des pattes à chaque mue (anamorphose) ; leur longévité est de 1 à 2 ans.
Les Pauropodes possèdent des antennes bifurquées uniques dans le règne animal ; leur corps est extrêmement souple, leur permettant de se faufiler dans les interstices du sol ; ils sont parmi les myriapodes les plus primitifs et les plus difficiles à observer ; leur petite taille les rend invisibles à l’œil nu sans loupe.
Les prédateurs des Pauropodes incluent les acariens prédateurs, collemboles carnivores, petits carabes, araignées du sol, nématodes, et certains géophiles ; leur mode de vie souterrain les protège de nombreux prédateurs.
Les Pauropodes sont totalement inoffensifs pour l’homme : ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne possèdent pas de venin, et sont trop petits pour être perçus ; ils jouent un rôle écologique important dans la décomposition et la formation des sols.
Les Pauropodes partagent : petite taille, corps mou, vie souterraine, antennes ramifiées, absence d’yeux, alimentation détritivore, croissance par anamorphose ; ils appartiennent à deux ordres principaux : – Pauropodina : les plus communs, corps segmenté, antennes très ramifiées – Hexamerocerata : plus rares, segments modifiés, morphologie plus complexe Le groupe compte environ 800 espèces dans le monde, mais beaucoup restent à découvrir en raison de leur mode de vie cryptique.
Symphiles
 (env 150 esp)

1. Répartition géographique et habitat
2. taille et caractéristiques
3. Mode de vie nourriture et cycle de reproduction
4.  Particularité
5.  Prédateurs
6. Dangerosité éventuelle
6. Points communs et diversité des familles chez les Symphiles

 

Scutigerella immaculatasymphyle immaculé
Scutigerella causeyae
symphyle de Causey
Scutigerella spinosa
symphyle épineux
Hanseniella agilis
hansénielle agile
 Hanseniella caldariahansénielle des sources chaudes
 Scolopendrella notacanthascolopendrelle à longue épine
 Scolopendrella laevisscolopendrelle lisse
Symphylella vulgaris
symphyle commun

Les Symphyles sont présents sur tous les continents sauf l’Antarctique ; ils vivent exclusivement dans les sols humides, litières de feuilles, mousses, bois en décomposition, racines, et les micro‑habitats souterrains ; ils recherchent des milieux frais, obscurs, riches en matière organique ; ils sont très sensibles à la lumière et à la dessiccation, ce qui explique leur invisibilité en surface.
Les Symphyles mesurent 2 à 10 mm, sont blancs, translucides, très souples, avec un corps fin et segmenté ; ils possèdent 12 paires de pattes chez l’adulte (mais seulement 6 à 9 chez les jeunes), des antennes longues et fines, et un corps dépigmenté ; ils sont rapides, serpentiformes, et se déplacent dans les interstices du sol ; leur cuticule fine les rend très sensibles à la sécheresse.
Les Symphyles sont détritivores et microphytophages : ils consomment champignons, bactéries, débris végétaux, racines fines, et participent à la décomposition du sol ; certaines espèces peuvent devenir nuisibles en agriculture en rongeant les jeunes racines ; la reproduction est sexuée, avec dépôt d’un spermatophore ; la femelle pond quelques dizaines d’œufs dans le sol ; les jeunes gagnent des pattes et segments à chaque mue (anamorphose) ; la longévité est de 1 à 2 ans.
Les Symphyles possèdent un corps extrêmement flexible, capable de se glisser dans des fissures très fines ; ils sont parmi les myriapodes les plus primitifs ; leur croissance par ajout de segments est très marquée ; ils sont totalement aveugles et fuient la lumière ; leur vitesse et leur petite taille les rendent difficiles à observer sans loupe.
Les prédateurs des Symphyles incluent les acariens prédateurs, collemboles carnivores, araignées du sol, petits carabes, géophiles, nématodes, et certains vers prédateurs ; leur mode de vie souterrain les protège de nombreux ennemis.
Les Symphyles sont totalement inoffensifs pour l’homme : ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne possèdent pas de venin, et sont trop petits pour être perçus ; ils sont utiles dans la formation du sol, sauf quelques espèces pouvant endommager les racines en agriculture intensive.
Les Symphyles partagent : petite taille, corps blanc et souple, vie souterraine, absence d’yeux, 12 paires de pattes chez l’adulte, croissance par anamorphose, alimentation détritivore ; la classe comprend 2 familles principales : – Scutigerellidae : les plus connus, dont Scutigerella immaculata, parfois nuisible aux cultures – Scolopendrellidae : espèces plus fines, plus segmentées, comme Scolopendrella laevis Le groupe compte environ 200 espèces dans le monde, mais beaucoup restent à découvrir en raison de leur mode de vie cryptique.