Cette infographie est consacrée aux Rhizoflagellés, un ancien groupe artificiel aujourd’hui abandonné par la classification moderne, qui rassemblait des organismes unicellulaires présentant à la fois des caractéristiques de formes flagellées et amiboïdes. Le terme n’a plus de valeur taxonomique actuelle, mais il permet encore de désigner historiquement certains protistes possédant des flagelles et/ou des pseudopodes. Les organismes illustrés sont Giardia duodenalis, Trichomonas vaginalis, Dientamoeba fragilis et Entamoeba histolytica, mais il faut noter que ces espèces appartiennent aujourd’hui à des lignées évolutives distinctes et ne forment pas un groupe naturel.
Leur taille est généralement comprise entre 10 et 30 micromètres, bien que certaines espèces puissent être plus petites ou plus grandes selon leur stade de développement. L’infographie montre une morphologie typique comprenant un noyau, un ou plusieurs flagelles, un cytoplasme et parfois des pseudopodes, mais cette représentation ne correspond pas à toutes les espèces présentées. Les organismes regroupés sous l’ancien terme de Rhizoflagellés sont présents dans les milieux aquatiques, les sols humides et chez de nombreux organismes hôtes, où certains vivent librement tandis que d’autres sont parasites. Giardia duodenalis est un parasite intestinal responsable de la giardiase, Trichomonas vaginalis provoque la trichomonase, Entamoeba histolytica est l’agent de l’amibiase, tandis que Dientamoeba fragilis peut être associé à des troubles digestifs. Contrairement à ce qu’indique l’infographie, ces organismes ne sont donc pas tous inoffensifs pour l’être humain.
La partie « dangerosité » contient l’erreur principale du document, car plusieurs espèces illustrées sont au contraire d’importants parasites humains responsables de millions de cas d’infection dans le monde. L’alimentation est très variable selon les espèces : certaines réalisent une phagocytose de bactéries et de débris organiques, tandis que les formes parasites absorbent directement les nutriments de leur hôte. Le cycle de vie présenté sous la forme trophozoïte → multiplication → kyste → transmission est correct pour certaines espèces comme Giardia duodenalis ou Entamoeba histolytica, mais il ne s’applique pas à toutes.
Par exemple, Trichomonas vaginalis ne possède pas de véritable stade kystique. Les descriptions de Giardia duodenalis avec deux noyaux et huit flagelles, de Trichomonas vaginalis avec une membrane ondulante et un axostyle, de Dientamoeba fragilis souvent binucléée et de Entamoeba histolytica utilisant des pseudopodes sont globalement exactes. Le message principal de l’infographie est que les anciens « Rhizoflagellés » regroupaient des protistes microscopiques très divers, mais il faut retenir qu’il s’agit d’un groupe obsolète, que les espèces représentées appartiennent aujourd’hui à plusieurs lignées distinctes et que certaines d’entre elles sont des parasites humains de première importance médicale, contrairement à ce que suggère la section sur la dangerosité.