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Classification  (6 gen, 10 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Mammifères
(Paresseux, fourmiliers et assimilés)

 

Familles

Espèces représentatives

Description

Bradypodidés
(
1 gen, 4 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif des Bradypodidés
 

Bradypus variegatusParesseux à gorge brune
Bradypus tridactylusParesseux à trois doigts

 
 


Bradypus pygmaeus
Paresseux nain

                    

Les Bradypodidés sont strictement distribués en Amérique centrale et du Sud, depuis le Honduras jusqu’au nord de l’Argentine, avec certaines espèces plus localisées comme le Bradypus torquatus dans la forêt atlantique du Brésil et Bradypus pygmaeus sur l’île Escudo de Veraguas au Panama .

Les paresseux tridactyles mesurent environ 40 à 77 cm de longueur et pèsent 2,3 à 5,5 kg selon les espèces . Les données ADW indiquent également un poids moyen de 3 à 5 kg et une longueur corporelle d’environ 0,5 m .

Les Bradypodidés sont solitaires, strictement arboricoles, et descendent rarement au sol, environ une fois tous les 6 à 8 jours pour déféquer ou changer d’arbre . Leur déplacement est extrêmement lent, ce qui constitue une stratégie anti‑prédateurs. Ils sont folivores, se nourrissant presque exclusivement de feuilles, qu’ils sélectionnent grâce à l’odorat et au toucher, leurs sens de la vue et de l’ouïe étant peu développés . Leur métabolisme est très faible, leur température corporelle basse, et ils thermorégulent en s’exposant au soleil. Leur reproduction est polygynandre, les accouplements et les naissances ayant lieu dans les arbres ; les femelles élèvent un seul petit à la fois, qui reste accroché à elles durant plusieurs mois .

Les Bradypodidés possèdent plusieurs particularités uniques : – 9 vertèbres cervicales, un record chez les mammifères (la plupart en ont 7) . – Une fourrure abritant des algues et des moths spécialisés, formant un micro‑écosystème complet sur leur pelage . – Des dents simples, sans émail, en forme de pivots et à croissance continue . – Une capacité à nager efficacement, malgré leur lenteur terrestre . – Une adaptation extrême à la vie suspendue, avec des griffes puissantes permettant de se maintenir sans effort musculaire.

Selon les sources disponibles, la famille Bradypodidae comprend 4 espèces, dont 1 est classée En danger (Bradypus torquatus) . Les populations sont fragmentées et menacées par la déforestation, notamment en Amazonie et dans la forêt atlantique brésilienne. Les effectifs globaux ne sont pas précisément connus, mais les espèces à aire restreinte comme B. torquatus et B. pygmaeus sont considérées comme vulnérables à menacées, tandis que B. variegatus reste plus commun mais en déclin à cause de la perte d’habitat .

Choloepodidés
(1 gen, 2 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif des Choloepodidés
 

Choloepus hoffmanniParesseux de Hoffmann
Choloepus didactylusParesseux unau

Les Choloepodidés sont distribués en Amérique centrale et du Sud, depuis le Nicaragua jusqu’au nord de l’Argentine, avec une présence importante en Amazonie, dans les forêts tropicales humides, les forêts secondaires, les forêts de nuages et parfois les zones dégradées ; les deux espèces, Choloepus hoffmanni et Choloepus didactylus, occupent des aires partiellement distinctes, la première étant plus présente en Amérique centrale et Andes du Nord, la seconde en Amazonie et Guyanes.

Les Choloepodidés sont plus grands et plus robustes que les paresseux tridactyles, mesurant 58 à 80 cm de long pour un poids de 4 à 9 kg, parfois jusqu’à 10 kg chez les individus les plus massifs ; leur morphologie est adaptée à la vie suspendue, avec des membres antérieurs puissants, deux grandes griffes recourbées et un corps musclé.

Les Choloepodidés sont nocturnes, solitaires et strictement arboricoles, se déplaçant lentement mais avec une grande force dans les branches ; ils sont omnivores folivores, consommant principalement des feuilles, mais aussi des fruits, des fleurs, des bourgeons et parfois de petits invertébrés, ce qui les distingue des Bradypodidés strictement folivores ; leur métabolisme est lent, leur digestion fermentaire, et ils descendent au sol environ une fois par semaine pour déféquer ; la reproduction est asynchrone, les femelles donnant naissance à un seul petit après une gestation de 10 à 11 mois, le jeune restant accroché à la mère durant plusieurs mois avant de devenir indépendant.

Les Choloepodidés possèdent plusieurs particularités remarquables : une dentition unique, sans incisives ni canines, composée de molaires en forme de cylindres à croissance continue ; une force exceptionnelle leur permettant de rester suspendus pendant des heures sans effort musculaire ; une fourrure épaisse abritant parfois des algues et des micro‑invertébrés, créant un micro‑écosystème ; une thermorégulation limitée, avec une température corporelle variable ; une capacité à nager efficacement malgré leur lenteur terrestre ; une longévité élevée, pouvant dépasser 30 ans en captivité.

Les deux espèces de Choloepus sont actuellement classées Préoccupation mineure (LC) par l’UICN, mais leurs populations sont en déclin localisé en raison de la déforestation, de la fragmentation des habitats, des collisions routières et du commerce illégal ; les effectifs globaux ne sont pas précisément connus, mais les populations amazoniennes restent relativement stables, tandis que les populations d’Amérique centrale sont plus fragmentées ; leur survie dépend fortement de la préservation des forêts tropicales humides et de la connectivité des habitats.

Myrmecophagidés
(3 gen, 3 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif des Myrmecophagidés
 

Myrmecophaga tridactyla Grand fourmilier
Tamandua tetradactylaTamandua du Sud

Les Myrmecophagidés sont distribués en Amérique centrale et du Sud, depuis le sud du Mexique jusqu’au nord de l’Argentine, occupant une grande variété de milieux tropicaux et subtropicaux comme les forêts tropicales humides, les forêts sèches, les savanes, les cerrados, les pampas, les zones marécageuses et les forêts secondaires ; le grand fourmilier (Myrmecophaga tridactyla) possède l’aire la plus vaste, tandis que le tamandua du Nord et le tamandua du Sud ont des distributions plus fragmentées.

Les Myrmecophagidés présentent une grande variabilité morphologique ; le grand fourmilier mesure 1,70 à 2,10 m (queue comprise) pour un poids de 22 à 40 kg, parfois jusqu’à 50 kg ; les tamanduas mesurent 90 à 130 cm pour 3 à 7 kg ; leur morphologie est caractérisée par un museau tubulaire, une langue extensible pouvant dépasser 60 cm, des griffes puissantes et une queue parfois préhensile chez les tamanduas.

Les Myrmecophagidés sont solitaires, crépusculaires ou nocturnes selon les espèces, et occupent des territoires qu’ils parcourent lentement à la recherche de nourriture ; ils sont myrmécophages, se nourrissant presque exclusivement de fourmis et termites, qu’ils capturent grâce à leur langue collante, effectuant jusqu’à 150 mouvements par minute ; ils n’ont pas de dents, leur digestion reposant sur un estomac musculeux ; la reproduction est asynchrone, les femelles donnant naissance à un seul petit, qui reste accroché sur leur dos plusieurs mois ; les tamanduas sont semi‑arboricoles, tandis que le grand fourmilier est principalement terrestre.

Les Myrmecophagidés possèdent plusieurs particularités remarquables : une langue extrêmement longue, ancrée au sternum, unique chez les mammifères ; une absence totale de dents, compensée par un estomac spécialisé ; des griffes hypertrophiées utilisées pour ouvrir les termitières et se défendre ; une vue faible, mais un odorat très développé ; une température corporelle basse (environ 33°C), rare chez les mammifères ; une dépendance alimentaire extrême, nécessitant l’accès à des colonies d’insectes sociales en abondance ; une marche particulière, les griffes repliées sous les pattes avant pour éviter l’usure.

Le statut de conservation varie selon les espèces ; le grand fourmilier est classé Vulnérable, avec des populations en déclin à cause de la déforestation, des incendies, des collisions routières et de la chasse ; les tamanduas sont classés Préoccupation mineure, mais leurs populations sont fragmentées dans certaines régions ; les effectifs globaux sont difficiles à estimer, mais le grand fourmilier a disparu de plusieurs zones d’Amérique centrale et est devenu rare dans le Cerrado brésilien, l’un de ses habitats principaux ; la survie du groupe dépend fortement de la préservation des forêts tropicales, des savannes naturelles et des corridors écologiques.

Cyclopedidés
(1 gen, 1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif du fourmilier nain
 

Cyclopes didactylusFourmilier nain

Le fourmilier nain, ou Cyclopes didactylus, est distribué en Amérique centrale et du Sud, depuis le sud du Mexique jusqu’au nord du Brésil, incluant le Panama, la Colombie, le Venezuela, les Guyanes, l’Équateur et le Pérou ; il occupe principalement les forêts tropicales humides, les forêts de plaine, les forêts secondaires, les forêts marécageuses et les mangroves, où il vit exclusivement dans la canopée.

Le fourmilier nain est le plus petit des fourmiliers, mesurant 36 à 45 cm (queue comprise) pour un poids de 250 à 450 g, parfois jusqu’à 500 g ; son corps est fin, sa queue est préhensile, et son pelage doré ou brun‑miel lui donne un aspect presque soyeux, facilitant le camouflage dans la canopée.

Le fourmilier nain est strictement nocturne, solitaire et entièrement arboricole, se déplaçant lentement dans la canopée grâce à sa queue préhensile et à ses deux grandes griffes par main ; il est myrmécophage spécialisé, se nourrissant presque exclusivement de fourmis arboricoles, notamment les fourmis tisserandes, qu’il capture avec sa langue collante ; il ne descend presque jamais au sol ; la reproduction est peu documentée, mais les femelles donnent naissance à un seul petit, qu’elles transportent sur leur dos ou leur ventre ; la gestation est estimée à 120 à 150 jours, et les jeunes restent dépendants plusieurs mois.

Le fourmilier nain possède plusieurs particularités uniques : il est le seul fourmilier entièrement arboricole, doté d’une queue totalement préhensile ; il possède deux doigts griffus à chaque main, contrairement aux autres fourmiliers ; son pelage doré est irisé, reflétant la lumière pour se fondre dans la canopée ; il a un museau très court comparé aux autres Myrmécophagidés ; son métabolisme est extrêmement faible, et sa température corporelle peut descendre à 30°C ; il est également l’un des mammifères les plus discrets et les moins observés de la forêt tropicale.

Le fourmilier nain est classé Préoccupation mineure (LC) par l’UICN, mais son statut est considéré comme incertain, car il est difficile à observer et ses populations sont mal connues ; il est menacé par la déforestation, la fragmentation des habitats, les incendies, et la destruction des forêts de plaine et mangroves ; les effectifs globaux ne sont pas estimés, mais l’espèce est considérée comme localement rare, bien que largement distribuée ; sa survie dépend de la préservation des forêts tropicales humides et de la connectivité de la canopée, indispensable à ses déplacements.