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Classification (env
500 gen, env 6.340 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Amphibiens
(Crapauds, grenouilles, cécilies, salamandres, tritons...)


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Clade |
Description |
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Apodes
(env 34 gen, env 225 esp)
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Les Apodes, également
appelés Cécilies (Gymnophiona),
constituent l’un des trois grands groupes d’Amphibiens,
aux côtés des Anoures (grenouilles et
crapauds) et des Urodèles (salamandres et
tritons). Leur corps est allongé, cylindrique et totalement
dépourvu de pattes, ce qui leur donne une apparence
rappelant celle des vers de terre ou des serpents. La
plupart vivent enfouis dans les sols humides des régions
tropicales d’Amérique, d’Afrique
et d’Asie, où ils se nourrissent de vers,
d’insectes et d’autres petits invertébrés. Leurs yeux sont
très réduits et souvent recouverts de peau ou d’os, car la
vue joue un rôle limité dans leur mode de vie souterrain. En
revanche, ils possèdent entre les yeux et les narines des
organes sensoriels appelés tentacules céphaliques,
capables de détecter les odeurs et les substances chimiques
du milieu. Les Apodes présentent des modes de reproduction
remarquablement variés : certaines espèces pondent des œufs,
d’autres sont vivipares, et plusieurs pratiquent même des
formes avancées de soins parentaux.
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Urodèles
(env 70 gen, env 770 esp)
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Les Urodèles (Urodela
ou Caudata) constituent l’un des trois grands groupes
d’Amphibiens, aux côtés des Anoures
(grenouilles et crapauds) et des Apodes
(cécilies). Ils regroupent les salamandres et
les tritons, reconnaissables à leur corps
allongé, leurs quatre membres généralement bien développés et
leur longue queue conservée à l’âge adulte. La plupart vivent
dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord,
fréquentant les forêts humides, les ruisseaux, les mares et les
zones marécageuses. Leur peau est fine, humide et dépourvue
d’écailles, ce qui les rend très sensibles à la pollution et à
la dessiccation. Les Urodèles sont célèbres pour leurs
extraordinaires capacités de régénération,
certaines espèces pouvant reconstituer une patte, une partie de
la queue, un œil ou même certains organes internes après une
blessure. Parmi les représentants les plus connus figurent la
Salamandre tachetée (Salamandra salamandra),
les Tritons (Triturus, Lissotriton)
et l’impressionnant Axolotl (Ambystoma
mexicanum), qui conserve toute sa vie des caractères
larvaires.
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Archeobatrachias
(env 20 gen, env 150 esp)
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Les Archéobatrachiens (Archaeobatrachia)
constituent un ancien groupe d’Anoures
regroupant les lignées les plus primitives parmi les
grenouilles et les crapauds. Bien que
cette classification soit aujourd’hui peu utilisée dans les
classifications modernes, elle conserve un intérêt historique en
zoologie. Les Archéobatrachiens comprennent notamment les
Discoglosses, les Pélobates,
les Xénopes et plusieurs autres familles
présentant des caractères anatomiques anciens hérités des
premiers amphibiens anoures. Ils possèdent souvent une
morphologie plus archaïque que les grenouilles modernes, avec
certaines particularités du squelette, de la colonne vertébrale
et de la reproduction. Beaucoup vivent dans les zones humides,
les mares, les étangs et les cours d’eau, tandis que certaines
espèces sont adaptées à la vie fouisseuse ou aquatique. Les
Xénopes africains, par exemple, sont presque
entièrement aquatiques, alors que les Pélobates
passent une grande partie de leur vie enterrés dans le sol. Les
Archéobatrachiens représentent des lignées très anciennes qui
permettent de mieux comprendre l’évolution des amphibiens
modernes
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Neobatrachias
(env 350 gen, env 5.000 esp)
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Les Néobatrachiens (Neobatrachia)
constituent le groupe le plus évolué et le plus diversifié des
Anoures, regroupant près de 95 % des
espèces actuelles de grenouilles et de crapauds.
Apparus il y a plus de 100 millions d’années,
ils se sont répandus sur presque tous les continents et occupent
une extraordinaire variété de milieux, des forêts tropicales aux
déserts en passant par les montagnes et les zones humides. Les
Néobatrachiens se distinguent des groupes plus primitifs par
plusieurs innovations anatomiques du squelette, de la
musculature et de l’appareil auditif. Ce groupe comprend les
familles les plus connues comme les Ranidés
(grenouilles vraies), les Hylidés (rainettes),
les Bufonidés (crapauds vrais), les
Dendrobatidés (grenouilles poison) et les
Leptodactylidés. Leur mode de reproduction est
extrêmement varié : certaines espèces pondent dans l’eau,
d’autres dans les arbres, dans le sol ou transportent même leurs
œufs et leurs têtards sur leur dos. Les Néobatrachiens
représentent aujourd’hui l’immense majorité de la diversité des
amphibiens anoures.
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Mésobatrachias
(env 20 gen, env 200 esp)
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Les Mésobatrachiens (Mesobatrachia)
constituent un groupe intermédiaire d’Anoures
situé entre les Archéobatrachiens, considérés
comme les plus primitifs, et les Néobatrachiens,
qui regroupent la grande majorité des grenouilles modernes. Ce
groupe rassemble plusieurs familles présentant des caractères
anatomiques à la fois anciens et plus évolués, notamment les
Pipidés (Xenopus, Pipa), les
Pélobatidés et diverses lignées apparentées.
Les Mésobatrachiens vivent principalement dans les zones
humides, les mares, les rivières et les forêts tropicales.
Certaines espèces sont entièrement aquatiques, comme les
célèbres Xénopes africains et le surprenant
Pipa pipa d’Amérique du Sud, dont les œufs se
développent dans la peau du dos de la femelle. Bien qu’ils ne
représentent qu’une faible part de la diversité actuelle des
amphibiens, les Mésobatrachiens occupent une position importante
pour comprendre l’évolution des grenouilles modernes à partir
des formes ancestrales.
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