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Classification (3 clades)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Poissons-Actinopérygiens
(Poissons osseux à nageoires rayonnées et assimilés)

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Chondrostéens
(2 gen, 27 esp)
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Morphologie et description des Chondrostéens
Les Chondrostéens sont des poissons osseux primitifs à squelette
majoritairement cartilagineux, un caractère ancestral conservé
malgré leur appartenance aux Actinoptérygiens. Leur corps est
allongé, souvent recouvert de plaques osseuses (scutelles)
chez les esturgeons, avec une queue hétérocerque rappelant
celle des requins. Leur bouche ventrale est protractile,
dépourvue de dents chez les adultes, et entourée de barbillons
sensoriels. Leur museau peut être long et spatulé
(poisson‑spatule) ou conique (esturgeons). Leur système
sensoriel est très développé, notamment pour la détection des proies
benthiques. Leur taille varie de 1 m à plus de 6 m
selon les espèces, certaines étant parmi les plus grands poissons
d’eau douce du monde.
Classification des Chondrostéens au
sein des Poissons Les
Chondrostéens appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à
la classe Actinopterygii (poissons osseux à nageoires
rayonnées). Au sein des Actinoptérygiens, ils relèvent de la
sous‑classe Chondrostei, un groupe basal distinct des
Téléostéens (la majorité des poissons modernes). Les Chondrostéens
constituent l’ordre Acipenseriformes, qui regroupe les
esturgeons et les poissons‑spatules. Ils représentent une lignée
très ancienne, apparue il y a plus de 200 millions d’années,
conservant des traits primitifs comme le squelette cartilagineux, la
queue hétérocerque et la présence de plaques osseuses.
Groupes principaux des Chondrostéens
Les Chondrostéens actuels se divisent en deux familles principales.
Les Acipenseridae regroupent les esturgeons (Acipenser,
Huso, Scaphirhynchus, Pseudoscaphirhynchus),
poissons migrateurs ou semi‑migrateurs vivant en eau douce ou en
zones côtières, caractérisés par leur corps cuirassé, leur bouche
ventrale et leur régime benthique. Les Polyodontidae
regroupent les poissons‑spatules, comme le Polyodon
spathula d’Amérique du Nord et le Psephurus gladius de
Chine (probablement éteint), reconnaissables à leur long rostre
spatulé riche en électrorécepteurs et à leur mode de vie
planctonophage ou piscivore. Ces groupes illustrent la diversité
morphologique et écologique des Chondrostéens, allant des géants
benthiques migrateurs aux filtreurs spécialisés des grands fleuves.
Les Chondrostéens regroupent
principalement les esturgeons et les poissons‑spatules. Chez les
adultes, la prédation naturelle est faible en raison de leur
grande taille, de leur longévité et de leurs
plaques osseuses protectrices. Les jeunes et les juvéniles sont
en revanche vulnérables. Les principaux prédateurs sont les
poissons carnivores de grande taille, notamment dans les
estuaires et les fleuves, ainsi que les oiseaux piscivores
comme les hérons et les cormorans. Les mammifères aquatiques
peuvent également consommer des juvéniles. Pour l’esturgeon
européen, les sources indiquent que les adultes défendent activement
leurs œufs contre les prédateurs, ce qui limite la prédation directe
sur les frayères . Les menaces les plus importantes ne sont pas
naturelles mais anthropiques, notamment la surpêche,
le braconnage pour le caviar, la destruction des frayères,
les barrages qui bloquent les migrations et la dégradation
des habitats, facteurs responsables de l’effondrement des
populations d’esturgeons en Europe et ailleurs . |
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Holostéens
(2 gen, 8 esp)
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Morphologie et description des Holostéens
Les Holostéens sont des poissons osseux primitifs présentant une
combinaison de traits anciens et modernes. Leur
squelette est majoritairement ossifié, mais conserve des
caractéristiques archaïques comme des écailles ganoïdes
épaisses et brillantes chez les lépisostés. Leur corps est souvent
allongé, avec une nageoire dorsale reculée, une
queue hétérocerque modifiée, et une mâchoire puissante
munie de dents coniques chez les prédateurs. Les lépisostés
possèdent un rostre allongé et des mâchoires étroites, tandis
que les bowfins ont une nageoire dorsale longue et ondulante.
Beaucoup peuvent respirer l’air grâce à une vessie natatoire
vascularisée, leur permettant de survivre dans des eaux pauvres
en oxygène. Leur taille varie de 50 cm à plus de 2 m
selon les espèces.
Classification des Holostéens au sein
des Poissons Les Holostéens
appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à la classe
Actinopterygii (poissons osseux à nageoires rayonnées). Au sein
des Actinoptérygiens, ils relèvent de la sous‑classe Neopterygii,
qui regroupe les poissons modernes. Les Holostéens constituent un
groupe intermédiaire entre les Chondrostei (esturgeons,
poissons‑spatules) et les Téléostéens (la majorité des
poissons actuels). Ils forment la super‑ordre Holostei,
caractérisée par une ossification plus avancée que celle des
Chondrostei, mais conservant des traits primitifs absents chez les
Téléostéens. Ils représentent une lignée ancienne apparue il y a
plus de 250 millions d’années.
Groupes principaux des Holostéens
Les Holostéens actuels se divisent en deux ordres. Les
Lepisosteiformes regroupent les lépisostés (gars),
poissons allongés à rostre étroit, couverts d’écailles ganoïdes
extrêmement dures, prédateurs embusqués des eaux lentes d’Amérique
du Nord et centrale. Les Amiiformes regroupent une seule
espèce vivante, l’amie (Amia calva), poisson prédateur
des marais et lacs nord‑américains, reconnaissable à sa longue
nageoire dorsale ondulante et à sa capacité à respirer l’air. Ces
deux groupes illustrent la diversité morphologique et écologique des
Holostéens, survivants d’une radiation autrefois beaucoup plus
vaste.
Les Holostéens regroupent deux
lignées actuelles : les gars (Lepisosteus,
Atractosteus) et l’amie (Amia calva). Les
adultes de ces espèces ont peu de prédateurs naturels,
car ils possèdent un corps robuste, des écailles épaisses
(ganoïdes chez les gars) et atteignent parfois de grandes tailles
(jusqu’à 3 m pour certains Atractosteus) . Les juvéniles,
en revanche, sont vulnérables à de nombreux prédateurs. Les
principaux prédateurs des jeunes Holostéens sont les poissons
carnivores de plus grande taille, notamment dans les rivières et
les lacs nord‑américains où vivent Amia et Lepisosteus
. Les oiseaux piscivores, tels que les hérons et les
cormorans, consomment également des juvéniles dans les zones peu
profondes. Les mammifères aquatiques opportunistes peuvent
aussi capturer des jeunes poissons. Chez les adultes, la prédation
est extrêmement rare, et les Holostéens sont eux‑mêmes des
prédateurs généralistes, capables de capturer poissons,
amphibiens et invertébrés, ce qui limite encore davantage leur
vulnérabilité . Les données fossiles montrent que les Holostéens
étaient déjà des prédateurs opportunistes au Paléogène,
capables d’ingérer des proies variées, ce qui confirme leur position
élevée dans le réseau trophique . |
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Téléostéens
(env 4.600 gen, env. 35.000 esp)
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Morphologie et description des Téléostéens
Les Téléostéens sont des poissons osseux modernes caractérisés par
un squelette largement ossifié, une nageoire caudale
homocerque (symétrique extérieurement), des écailles
cycloïdes ou cténoïdes légères, une vessie natatoire
souvent présente, et une mâchoire hautement mobile grâce à un
système de prémaxillaire protractile permettant une grande
diversité d’alimentation. Leur corps peut être fusiforme,
compressé, serpentiforme, globuleux, aplati,
ou extrêmement spécialisé selon l’écologie. Leur taille varie de
1 cm (poissons miniatures) à plus de 10 m (poisson‑lune
géant). Leur diversité morphologique est la plus grande de tous les
vertébrés, incluant des formes pélagiques rapides, benthiques,
cavernicoles, récifales, abyssales, électriques, transparentes ou
cuirassées.
Classification des Téléostéens au sein
des Poissons Les Téléostéens
appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à la classe
Actinopterygii (poissons osseux à nageoires rayonnées). Au sein
des Actinoptérygiens, ils relèvent de la sous‑classe Neopterygii,
puis de l’infraclasse Teleostei, qui regroupe la
quasi‑totalité des poissons modernes. Ils se distinguent des
Holostéens (lépisostés, amies) et des Chondrostei
(esturgeons, poissons‑spatules) par une ossification plus avancée,
une mâchoire très mobile, une nageoire caudale symétrique et une
grande plasticité évolutive. Les Téléostéens représentent la lignée
la plus diversifiée des vertébrés, avec plus de 30 000 espèces.
Groupes principaux des Téléostéens
Les Téléostéens se divisent en quatre grands ensembles évolutifs.
Les Ostéoglossomorphes regroupent les poissons primitifs
comme les arowanas, arapaïmas, mormyres et
poissons‑éléphants, souvent dotés de capacités sensorielles
avancées. Les Elopomorphes comprennent les anguilles,
congres, murènes, tarpons, caractérisés par une
larve leptocéphale transparente. Les Clupéocéphales
regroupent les harengs, anchois, sardines,
poissons pélagiques filtrants ou planctonophages. Les
Euteleostéens constituent le groupe le plus vaste, incluant les
salmonidés, esocidés, gadidés, perciformes,
cichlidés, gobies, poissons‑lanternes,
poissons‑globe, poissons‑limes, poissons‑chirurgiens,
poissons‑clowns, poissons‑lune, etc. Ces groupes
illustrent l’extraordinaire diversité morphologique, écologique et
évolutive des Téléostéens, présents dans tous les milieux
aquatiques : eaux douces, marines, saumâtres, récifs, abysses,
lacs, rivières, mangroves et zones polaires. |
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