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Classification (4 clades)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Vertébrés-Gnathostomes-Poissons-Ostéichthyens-Actinoptérygiens-Téléostéens
(Poissons osseux et assimilés)

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Super-ordre |
Description |
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Elopomorphes
(5 ordres)
1. Distribution géographique
2. Place des Elopomorphes
au sein des Téléostéens
3. Points communs entre les Elopomorphes
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Elopomorphes

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Les
Elopomorphes sont présents dans tous les océans du monde,
depuis les eaux tropicales jusqu’aux zones tempérées
et parfois subtropicales. La majorité des espèces est
strictement marine, occupant les zones côtières, les
estuaires, les récifs, les fonds sableux, les
pentes continentales et les eaux profondes. Certaines
familles, comme les Anguillidae, pénètrent en eau douce,
mais toutes les espèces se reproduisent en mer. Leur
distribution est donc cosmopolite, couvrant un gradient
écologique allant de la surface jusqu’à plus de 3000 mètres
de profondeur.
Les Elopomorphes constituent l’un
des quatre grands clades basaux des Téléostéens, aux côtés
des Osteoglossomorphes, des Otomorphes et des
Euteleostei. Ils représentent une branche très ancienne
de l’évolution des poissons à nageoires rayonnées. Leur
caractéristique la plus distinctive est la présence de larves
leptocéphales, transparentes et aplaties, uniques à ce groupe.
Les Elopomorphes regroupent plusieurs ordres : les Elopiformes
(tarpons, poissons‑sabres), les Albuliformes (poissons‑os),
les Notacanthiformes (anguilles épineuses) et les
Anguilliformes (murènes, congres, anguilles). Ils occupent donc
une position clé pour comprendre l’origine et la
diversification des Téléostéens modernes.
Les Elopomorphes partagent
plusieurs traits essentiels. Ils possèdent des larves
leptocéphales, transparentes, en forme de feuille, dérivant
longtemps dans les courants océaniques. Leur cycle de vie
implique une reproduction ovipare en mer, avec des œufs
pélagiques. Leur squelette présente des caractéristiques
primitives, notamment au niveau du crâne et de la ceinture
pectorale. Beaucoup d’espèces ont un corps allongé, une
nageoire dorsale continue, et une morphologie adaptée à la
nage ondulatoire. Ils sont généralement carnivores, se
nourrissant de petits poissons, crustacés, invertébrés ou
zooplancton. Leur répartition écologique est très large, allant des
récifs tropicaux aux abysses.
Les Elopomorphes regroupent
environ 4 ordres, 25 familles, plus de 200 genres
et environ 1200 espèces, ce qui en fait un groupe très
diversifié. Les Anguilliformes constituent la majorité, avec
environ 1000 espèces réparties dans plus de 150 genres.
Les Elopiformes comprennent les tarpons et les
poissons‑sabres, avec une douzaine d’espèces. Les
Albuliformes regroupent les poissons‑os et quelques
espèces profondes, pour un total d’environ 30 espèces. Les
Notacanthiformes incluent les anguilles épineuses et les
halosauridés, avec une cinquantaine d’espèces vivant en eaux
profondes. Cette diversité reflète une radiation évolutive ancienne,
marquée par des adaptations extrêmes à la vie pélagique, benthique
ou profonde. |
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Osteoglossomorphes
(2 ordres)
1. Distribution géographique
2. Place des Osteoglossomorphes
au sein des Téléostéens
3. Points communs entre les Osteoglossomorphes
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les
Osteoglossomorphes
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Les
Osteoglossomorphes sont aujourd’hui répartis principalement dans
les eaux douces tropicales d’Afrique, d’Amérique du
Sud, d’Asie et d’Australie. Ils comprennent les
arowanas et arapaïmas (Osteoglossidae) en Amérique du Sud
et en Asie, les mormyridés et notoptéridés en Afrique,
ainsi que les Hiodontidae en Amérique du Nord. Leur
fossilisation ancienne montre qu’ils ont autrefois occupé
tous les continents, y compris des environnements marins
et d’eau douce, ce qui témoigne d’une distribution passée
beaucoup plus large .
Les Osteoglossomorphes constituent
un super‑ordre basal des Téléostéens, c’est‑à ‑dire
l’une des lignées les plus anciennes parmi les poissons osseux
modernes. Ils se situent à la base de l’arbre téléostéen,
juste après la divergence des Elopomorphes (anguilles, tarpons). Ils
comprennent principalement l’ordre des Osteoglossiformes,
auquel certains auteurs ajoutent les Hiodontiformes. Leur
position phylogénétique est bien établie depuis les travaux
fondateurs de Greenwood et al. (1966) .
Les Osteoglossomorphes partagent
plusieurs traits distinctifs. Ils possèdent une langue osseuse
dentée, utilisée pour broyer les proies contre le palais, d’où
leur nom anglais bony‑tongues. Ils montrent une
morphologie très hétérogène, allant des grands prédateurs comme
l’Arapaima aux poissons électriques africains (Mormyridae).
Ils présentent un ancienneté évolutive importante, un long
registre fossile et une tendance à occuper des eaux douces
tropicales. Leur système sensoriel est souvent très développé,
notamment chez les Mormyridae, connus pour leurs capacités
électriques complexes .
Les Osteoglossomorphes regroupent
plusieurs familles actuelles : • Osteoglossidae (arowanas,
arapaïmas) • Hiodontidae (mooneyes nord‑américains) •
Notopteridae (poissons‑couteaux africains et asiatiques) •
Gymnarchidae (Gymnarchus) • Mormyridae
(poissons‑éléphants électriques) • Pantodontidae
(poisson‑papillon africain) La diversité actuelle est faible en
nombre d’espèces comparée à d’autres grands clades téléostéens,
mais très élevée en disparité morphologique. Les estimations
varient selon les classifications, mais on compte environ 6
familles, 30 à 40 genres et plus de 250 espèces,
dont la majorité appartient aux Mormyridae. Leur diversité
fossile, en revanche, est beaucoup plus vaste et couvre tous les
continents, y compris des formes marines aujourd’hui disparues. |
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Otocephales
(6 ordres)
1. Distribution géographique
2. Place des Otocéphales au
sein des Téléostéens
3. Points communs entre les Otocéphales
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Otocéphales
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Les
Otocephales forment un vaste clade de poissons largement
distribué dans les eaux douces et marines du monde entier.
Les Clupeiformes (harengs, sardines, anchois) sont présents
dans tous les océans et de nombreux estuaires. Les Ostariophysi,
qui constituent la majorité du groupe, sont surtout d’eau douce
et dominent les faunes fluviales d’Amérique du Sud, d’Afrique,
d’Asie et d’Amérique du Nord. Les Ostariophysi
représentent environ 70 % des poissons d’eau douce Ã
l’échelle mondiale . Le groupe est donc à la fois cosmopolite
en milieu marin (via les Clupeiformes) et hyper‑diversifié en
eau douce (via les Ostariophysi).
Les Otocephales constituent un
cohort majeur au sein des Téléostéens, eux‑mêmes inclus
dans les Actinoptérygiens. Ils forment un clade
monophylétique caractérisé par un lien auditif particulier entre la
vessie natatoire et l’oreille interne. Ils regroupent trois grands
ensembles : • les Clupeomorpha (harengs et apparentés) • les
Alepocephali (slickheads, groupe profond) • les
Ostariophysi (cyprinidés, characidés, siluridés, gymnotiformes,
etc.) Ils sont le groupe frère des Euteleostei, qui
contiennent la majorité des poissons modernes . Les Otocephales
représentent donc l’une des deux grandes branches évolutives des
Téléostéens actuels.
Les Otocephales partagent
plusieurs caractéristiques majeures. Le trait le plus distinctif est
la présence d’un système otophysique, c’est‑à ‑dire une
connexion fonctionnelle entre la vessie natatoire et l’oreille
interne, améliorant fortement l’audition et la perception des
vibrations . Beaucoup d’espèces possèdent également des mécanismes
de défense chimique ou acoustique, notamment chez les Ostariophysi.
Le groupe montre une forte tendance à la diversification en eau
douce, avec des radiations évolutives rapides. Les Otocephales
présentent aussi une grande variété de formes, allant des harengs
marins pélagiques aux poissons-chats benthiques, mais conservent des
traits sensoriels communs liés à l’otophysie.
Les Otocephales comptent parmi les
groupes les plus diversifiés des Téléostéens. Les Ostariophysi
à eux seuls regroupent 102 familles, 1.370 genres et
environ 11.880 espèces, soit près de 30 % de tous les
poissons connus et environ 70 % des poissons d’eau douce
. Les Clupeiformes ajoutent plusieurs centaines d’espèces marines
supplémentaires. Le total exact varie selon les classifications,
mais les Otocephales dépassent largement les 12 000 espèces,
ce qui en fait l’un des plus grands clades de vertébrés vivants.
Leur diversité couvre des poissons pélagiques marins, des poissons
profonds, des poissons électriques (Gymnotiformes), des
poissons-chats, des cyprinidés, des characidés et bien d’autres. |
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Euteleosteomorphes
(39 ordres)
1. Distribution géographique
2. Place des Euteleosteomorphes
au sein des Téléostéens
3. Points communs entre les Euteleosteomorphes
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les
Euteleosteomorphes
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Les
Euteleosteomorphes sont présents dans toutes les eaux du
globe, aussi bien en milieu marin qu’en eau douce.
Ils occupent les océans tropicaux, tempérés et
polaires, les rivières, lacs, zones saumâtres,
les abysses comme les eaux de surface, et même des
milieux extrêmes tels que les sources chaudes, les grottes
ou les zones anoxiques. Ils représentent le groupe de
poissons le plus largement distribué sur Terre.
Les Euteleosteomorphes constituent
l’un des quatre grands clades des Téléostéens, aux côtés des
Osteoglossomorphes, des Elopomorphes et des
Otomorphes. Ils représentent la branche la plus évoluée et la
plus diversifiée des Téléostéens. À l’intérieur des
Euteleosteomorphes, on trouve deux grands ensembles : les
Protacanthoptérygiens (saumons, brochets, ombles) et les
Neoteleostei, un groupe immense incluant les poissons lanternes,
les gadiformes, les perciformes et de nombreuses lignées modernes.
Ils forment donc le cœur évolutif des poissons osseux
actuels.
Les Euteleosteomorphes partagent
plusieurs caractéristiques évolutives : une ossification avancée
du squelette, une nageoire caudale homocerque bien
développée, une mâchoire très mobile permettant une grande
diversité alimentaire, un système musculaire segmenté
optimisé pour la nage, et des adaptations sensorielles complexes
(ligne latérale, vision spécialisée, organes lumineux chez certaines
espèces). Ils présentent également une grande plasticité
écologique, ce qui explique leur succès évolutif. Leur
reproduction est très variable mais repose souvent sur des œufs
pélagiques ou démersaux, parfois sur des soins parentaux
élaborés.
Les Euteleosteomorphes constituent
le plus grand groupe de vertébrés vivants. Ils regroupent
environ 17 000 à 18 000 espèces, réparties dans plus de 2
000 genres, ce qui représente plus de 60 % de tous les
poissons et près de la moitié de toutes les espèces de
vertébrés. Leur diversité inclut des groupes majeurs comme les
Salmoniformes, Esociformes, Stomiiformes,
Aulopiformes, Gadiformes, Myctophiformes,
Acanthomorphes (perches, cichlidés, thons, poissons‑anges,
gobies, etc.). Ils couvrent une gamme immense de formes, tailles,
comportements et stratégies écologiques, depuis les minuscules
gobies de quelques millimètres jusqu’aux thons géants et aux
poissons abyssaux bioluminescents. |
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