Crotalinés

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Classification ()
Reptiles-Lépidosauromorphes-Squamates-Ophidiens-Aléthinophidias-Vipéridés-Crotalinés
(Crotales ou serpents à sonnettes et assimilés
)
 

 

Quelques Genres

Espèces représentatives

Description

Crotalus
(env 35 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Venin et dangerosité
6. Points communs et diversité des espèces chez les Crotalus
 

Crotalus atroxcrotale diamantin de l’Ouest
Crotalus adamanteus
crotale diamantin de l’Est
Crotalus horridus
crotale des bois
 Crotalus cerastescrotale cornu
 Crotalus scutulatuscrotale Mojave
Crotalus molossus
crotale noir
 Crotalus lepiduscrotale tacheté
 Crotalus rubercrotale rouge

Les Crotalus sont strictement américains. Ils occupent une vaste aire allant du sud du Canada jusqu’au nord de l’Argentine, avec une diversité maximale aux États‑Unis, au Mexique et en Amérique centrale. Ils vivent dans des milieux très variés : déserts, prairies, forêts sèches, zones rocheuses, montagnes et parfois forêts tempérées. Les espèces les plus septentrionales, comme Crotalus horridus ou Crotalus viridis, tolèrent des climats froids, tandis que d’autres, comme Crotalus atrox, sont typiques des milieux arides.

La taille varie fortement selon les espèces. Les plus petits, comme Crotalus cerastes, mesurent 40 à 60 cm. Les espèces moyennes, comme Crotalus oreganus ou Crotalus viridis, atteignent 80 à 120 cm. Les plus grands, comme Crotalus adamanteus, dépassent 1,80 m et peuvent peser plus de 4 à 6 kg, ce qui en fait le plus massif des crotales. La majorité des espèces pèsent entre 300 g et 2 kg.

Les crotales sont principalement crépusculaires ou nocturnes, mais certaines espèces sont actives le jour selon la température. Ils chassent à l’affût grâce à leurs fossettes thermo‑sensibles, détectant la chaleur des proies. Leur régime est essentiellement carnivore, composé de rongeurs, petits oiseaux, lézards et parfois amphibiens. La reproduction est vivipare : les femelles mettent bas des jeunes entièrement formés, généralement 4 à 15 selon les espèces. Les femelles de certaines espèces, comme Crotalus atrox, montrent un comportement de garde temporaire des nouveau‑nés.

Les crotales possèdent un bruiteur caudal (le « rattle ») formé d’anneaux kératinisés qui vibrent rapidement pour avertir les prédateurs. Ils disposent de fossettes loreales extrêmement sensibles à la chaleur, leur permettant de localiser une proie à plusieurs mètres. Leur venin est injecté par des crochets mobiles. Ils sont capables de métabolisme ralenti en période froide et peuvent hiberner en groupes. Leur capacité à ajuster la quantité de venin injectée selon la situation est très développée.

Les crotales sont venimeux, avec un venin principalement hémotoxique, provoquant nécrose, hémorragies et troubles de la coagulation. Certaines espèces, comme Crotalus scutulatus, possèdent un venin neurotoxique très puissant. La dangerosité varie selon l’espèce : Crotalus adamanteus, Crotalus atrox et Crotalus scutulatus comptent parmi les plus dangereux. Malgré cela, les crotales évitent le contact humain et n’attaquent que lorsqu’ils se sentent menacés. Les morsures sont graves mais rarement mortelles avec un traitement rapide.

Les crotales partagent plusieurs traits : présence d’un bruiteur caudal, venin injecté par crochets mobiles, fossettes thermo‑sensibles, viviparité, comportement d’avertissement sonore, activité dépendante de la température, régime carnivore spécialisé sur les petits vertébrés. Le genre Crotalus compte environ 32 à 35 espèces, incluant des formes désertiques comme Crotalus cerastes, des espèces forestières comme Crotalus horridus, des espèces géantes comme Crotalus adamanteus, et des espèces montagnardes comme Crotalus lepidus. Cette diversité reflète une adaptation remarquable à des milieux très contrastés.

Sistrurus
(3 esp)
Sistrurus catenatus Massasauga de l’Est
Sistrurus miliarius
Crotale pygmée
Sistrurus tergeminus
Massasauga de l’Ouest

 

Agkistrodon
 (7 esp)
Agkistrodon contortrix Mocassin cuivré
Agkistrodon piscivorus
Mocassin d’eau
 Agkistrodon bilineatus Cantil occidental

Agkistrodon conanti
Mocassin d’eau de Floride

 

Trimeresurus
(env 50 esp)
Trimeresurus albolabrisvipère à lèvres blanches
Trimeresurus trigonocephalus
vipère verte du Sri Lanka
Trimeresurus popeiorum
vipère de Pope
Trimeresurus stejnegeri
vipère de Stejneger
 Trimeresurus macropsvipère à grands yeux
Trimeresurus venustus
vipère magnifique
 Trimeresurus purpureomaculatusvipère à taches violettes
 Trimeresurus insularisvipère insulaire

 

Protobothrops
(env 10 esp)
Protobothrops flavoviridis Habu des Ryukyu
 
Protobothrops mucrosquamatus Vipère à écailles carénées Protobothrops jerdonii Vipère de Jerdon
Protobothrops elegans
Habu élégant

 

Gloydius
 
(env 20 esp)
Gloydius blomhoffii Mamushi japonais
Gloydius brevicaudus
Mamushi à queue courte
Gloydius halys
Vipère de Sibérie
Gloydius ussuriensis
Mamushi de l’Oussouri

 

Hypnale
(3 esp)
Hypnale hypnale Vipère à nez retroussé
Hypnale nepa
Vipère à nez retroussé de Ceylan
Hypnale zara
Vipère à nez retroussé de Zara

 

Calloselasma
 
(1 esp)
Calloselasma rhodostoma Vipère terrestre malaise

 

Deinagkistrodon
(1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Venin et dangerosité
6. Statut et effectif de Deinagkistrodon acutus (Vipère à nez pointu)

 

Deinagkistrodon acutus Vipère à nez pointu

Deinagkistrodon acutus est présent dans le sud et le centre de la Chine (provinces de Zhejiang, Fujian, Hunan, Hubei, Guangdong, Jiangxi, Anhui), ainsi qu’à Taïwan, au nord du Vietnam et possiblement au Laos, ce qui en fait une espèce d’Asie orientale et subtropicale.
Deinagkistrodon acutus
mesure généralement 0,8 à 1 m, avec un maximum enregistré de 1,57 m chez les mâles et 1,41 m chez les femelles. Le corps est très robuste, la tête large et triangulaire, et la queue courte. (Les sources ne donnent pas de poids précis, mais l’espèce est considérée comme lourde pour une vipère de cette longueur.)
Deinagkistrodon acutus
est une vipère terrestre, nocturne ou crépusculaire, vivant dans les forêts humides, zones rocheuses et pentes montagneuses. Elle se nourrit principalement de petits mammifères, d’amphibiens et d’autres petits vertébrés. Comme toutes les crotalinés, elle présente une reproduction sexuée avec accouplement, fécondation interne et naissance de jeunes vivants (viviparité), un trait général du groupe des vipères à fossettes.
Deinagkistrodon acutus
est une espèce monotypique, seule représentante du genre Deinagkistrodon. Elle est reconnaissable à son rostre relevé, à ses triangles latéraux sombres formant des motifs dorsaux carrés, et à sa tête noire très caractéristique. Elle possède également une forte importance culturelle chez certains peuples autochtones de Taïwan.
Les données disponibles montrent que le venin de Deinagkistrodon acutus possède une toxicité importante, dominée par une hémotoxicité puissante. Une analyse protéomique a identifié une forte proportion de phospholipases A₂, de snaclecs, d’antithrombine, de thrombine et de métalloprotéinases, des familles de toxines connues pour provoquer des hémorragies, des défaillances de la coagulation et des lésions tissulaires . Ces composants expliquent les effets cliniques graves observés lors des envenimations, notamment des saignements importants, des nécroses locales et des atteintes systémiques.
Des études expérimentales montrent que le venin entraîne une diathèse hémorragique marquée, confirmant son potentiel pathogène élevé. Dans un modèle murin, l’envenimation par D. acutus provoque des hémorragies internes, une élévation des marqueurs inflammatoires et une atteinte multiviscérale, ce qui confirme la sévérité de son action biologique .
L’espèce est donc classée parmi les vipères médicalement importantes en Asie, et les morsures nécessitent une prise en charge urgente, incluant surveillance hospitalière, traitement symptomatique et administration d’antivenin lorsque disponible.
En résumé, Deinagkistrodon acutus est une espèce dangereuse, dotée d’un venin hautement hémotoxique, capable de provoquer des complications sévères en l’absence de soins rapides.
Selon l’UICN, Deinagkistrodon acutus est classé Vulnérable, en raison de la perte d’habitat, de la fragmentation des populations et de la collecte pour la médecine traditionnelle. Aucun effectif global précis n’est disponible, mais les populations sont considérées comme en déclin.

Ovophis
 
(env 8 esp)
Ovophis monticola Vipère des montagnes
Ovophis okinavensis
Vipère d’Okinawa
Ovophis makazayazaya Vipère de Taïwan
Ovophis convictus
Vipère des collines malaises

 

Bothrops
 
(env 45 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Venin et degré de dangerosité
6. Points communs et diversité des espèces chez les Bothrops


Bothrops asperfer‑de‑lance centre‑américain
Bothrops atrox
fer‑de‑lance commun
Bothrops jararaca
jararaca
Bothrops alternatus
yarará grande
Bothrops moojeni
jararacuçu do brejo
 Bothrops insularisvipère des îles Queimada Grande
 Bothrops bilineatusvipère verte à deux lignes
 Bothrops erythromelasjararaca‑da‑seca

Les Bothrops sont strictement sud‑américains et méso‑américains. Leur aire s’étend du Mexique jusqu’au nord de l’Argentine, en passant par l’Amérique centrale, les Andes, l’Amazonie, le Cerrado, l’Atlantique brésilien, les Guyanes et les Caraïbes (notamment Martinique et Sainte‑Lucie). Ils occupent une diversité d’habitats exceptionnelle : forêts tropicales humides, savanes, plantations, zones agricoles, forêts de montagne, forêts sèches, mangroves et milieux anthropisés.

Les tailles varient fortement selon les espèces. Les plus petits, comme Bothrops bilineatus smaragdinus, mesurent 60 à 80 cm. Les espèces moyennes, comme Bothrops atrox, atteignent 1,20 à 1,50 m. Les plus grands, comme Bothrops asper, dépassent 2 m et peuvent peser 3 à 5 kg. La majorité des espèces pèsent entre 500 g et 2 kg.

Les Bothrops sont principalement nocturnes ou crépusculaires, mais certaines espèces sont actives le jour dans les zones fraîches ou humides. Leur régime est carnivore, dominé par les rongeurs, mais ils consomment aussi oiseaux, lézards, amphibiens et parfois invertébrés. Les jeunes se nourrissent surtout de petits lézards et grenouilles. La reproduction est vivipare, avec des portées de 5 à 40 jeunes selon l’espèce. Les femelles ne montrent généralement pas de soins parentaux. Les espèces arboricoles comme Bothrops bilineatus chassent dans la végétation, tandis que les espèces terrestres comme Bothrops atrox ou Bothrops jararaca chassent à l’affût au sol.

Les Bothrops possèdent une tête triangulaire très marquée, des fossettes loreales très sensibles, et un camouflage exceptionnel adapté à la litière forestière ou à la végétation. Leur comportement est souvent cryptique, immobile, ce qui augmente le risque de rencontre accidentelle. Certaines espèces, comme Bothrops asper, montrent une agressivité défensive élevée. Leur capacité à coloniser les milieux anthropisés (plantations, zones agricoles) est remarquable. Les espèces arboricoles présentent une coloration verte uniforme ou marbrée, unique chez les vipères sud‑américaines.

Les Bothrops sont parmi les serpents les plus dangereux d’Amérique latine. Leur venin est principalement hémotoxique, provoquant nécrose, hémorragies, œdèmes massifs, troubles de la coagulation et choc. Certaines espèces, comme Bothrops asper et Bothrops atrox, sont responsables d’un grand nombre d’envenimations humaines. Le venin peut varier selon l’âge : les jeunes ont souvent un venin plus riche en toxines protéolytiques. La mortalité est élevée sans traitement, mais les antivenins sont efficaces. Les espèces arboricoles comme Bothrops bilineatus ont un venin moins agressif mais toujours potentiellement dangereux.

Le venin des Bothrops est un mélange complexe dominé par des métalloprotéinases, des phospholipases A₂, des sérine‑protéases et des L‑amino‑acid oxydases, responsables d’effets hémorragiques, nécrotiques et coagulants. Il provoque une destruction rapide des tissus, un œdème massif, des hémorragies locales et systémiques, une coagulopathie sévère et parfois une insuffisance rénale aiguë. La composition varie fortement selon l’espèce, la population, l’âge et le sexe, ce qui influence la gravité des envenimations et la réponse au sérum antivenimeux.
Les Bothrops sont considérés comme parmi les serpents les plus dangereux d’Amérique du Sud, car ils sont responsables de la majorité des envenimations graves. Leur dangerosité repose sur la fréquence élevée des morsures, la quantité importante de venin injectée, la virulence du venin, la rapidité d’apparition des symptômes et la variabilité biologique qui complique le traitement. Les envenimations entraînent souvent des séquelles permanentes, et la mortalité reste significative en l’absence de prise en charge rapide. Ils sont classés par l’OMS comme espèces de haute importance médicale

Bothriechis
(env 12 esp)
Bothriechis aurifer Vipère palmiste dorée
 
Bothriechis bicolor Vipère palmiste bicolore
Bothriechis lateralis
Vipère palmiste à flancs verts
Bothriechis schlegelii Vipère palmiste à cils

 

Bothriopsis
(env 10 esp)
Bothriopsis bilineata Vipère forestière à deux bandes
 
Bothriopsis taeniata Vipère forestière à bande dorsale
Bothriopsis punctata
Vipère forestière ponctuée
 
Bothriopsis oligolepis Vipère forestière à petites écailles

 

Lachesis
(4 esp)

Lachesis muta Maître de la brousse
Lachesis stenophrys
Bushmaster d’Amérique centrale
 
Lachesis melanocephala Bushmaster à tête noire
 
Lachesis acrochorda Bushmaster du Chocó

Les Lachesis sont parmi les plus grands vipéridés du monde et possèdent un venin puissant, injecté en grande quantité, ce qui explique la gravité des envenimations. Les études montrent que, même si leur toxicité intrinsèque est parfois inférieure à celle d’autres vipères, la quantité de venin inoculée rend les effets extrêmement sévères . Les envenimations provoquent des symptômes systémiques marqués : hypotension, troubles cardiaques, hémorragies, nécrose locale, troubles de la coagulation et choc.
Les cas documentés soulignent que les morsures sont peu fréquentes mais souvent graves, avec des complications pouvant aller jusqu’à l’amputation ou à des infections sévères lorsque le traitement est retardé . Dans certaines régions, les envenimations par Lachesis sont rares mais associées à une mortalité notable lorsqu’elles surviennent, ce qui en fait un enjeu de santé publique dans les zones tropicales où l’espèce est présente .
En résumé, les Lachesis sont parmi les serpents les plus dangereux d’Amérique tropicale, non pas par fréquence de morsure, mais par gravité des symptômes, quantité de venin injectée, et risque élevé de complications

Porthidium
 
(env 9 esp)
Porthidium nasutum Vipère à nez retroussé des forêts tropicales
Porthidium lansbergii
Vipère à nez retroussé de Lansberg
 
Porthidium dunni Vipère à nez retroussé de Dunn
 
Porthidium hespere Vipère à nez retroussé de Colima

 

Atropoides
 
(1 esp)
Atropoides picadoi Vipère sauteuse de Picado

 

Cerrophidion
 (6 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Venin et dangerosité
6. Points communs et diversité des espèces chez les Cerrophidion
 

Cerrophidion godmani Vipère montagnarde de Godman
 
Cerrophidion petlalcalensis Vipère montagnarde de Petlalcala
 
Cerrophidion sasai Vipère montagnarde du Costa Rica

 

Les Cerrophidion sont strictement méso‑américains. Leur aire s’étend du Mexique (Chiapas, Oaxaca) jusqu’au Costa Rica, en passant par le Guatemala, le Honduras, le Salvador et le Nicaragua. Ils sont essentiellement montagnards, occupant les forêts nuageuses, les forêts de pins, les zones rocheuses d’altitude, les pentes volcaniques et les forêts humides de moyenne montagne. Ils vivent généralement entre 1000 et 3000 m d’altitude, ce qui en fait l’un des genres de vipères les plus adaptés aux climats frais d’Amérique centrale.

Les Cerrophidion sont des vipères de petite à moyenne taille. La plupart mesurent 40 à 70 cm, avec quelques individus atteignant 80 cm. Leur poids varie de 150 à 500 g selon l’espèce et l’âge. Leur morphologie est trapue, avec une tête triangulaire bien marquée et un corps robuste adapté aux terrains rocheux et escarpés.

Les Cerrophidion sont principalement terrestres, actifs au crépuscule ou la nuit, mais peuvent être diurnes dans les zones fraîches d’altitude. Leur régime alimentaire est carnivore, dominé par les petits rongeurs, les lézards, les grenouilles et parfois les invertébrés chez les jeunes. La reproduction est vivipare, avec des portées de 4 à 12 jeunes selon l’espèce. Les femelles ne montrent pas de soins parentaux. Leur activité est fortement influencée par la température et l’humidité, avec une préférence pour les zones ombragées et couvertes.

Les Cerrophidion sont spécialisés dans les milieux montagnards et les pentes rocheuses, ce qui les distingue de nombreuses autres vipères néotropicales. Leur coloration est généralement cryptique, faite de gris, brun, olive ou rouille, avec des motifs en taches dorsales ou bandes irrégulières. Leur comportement est discret, souvent immobile, ce qui augmente le risque de rencontre accidentelle. Ils sont capables de supporter des températures plus basses que la plupart des vipères tropicales. Leur écologie rappelle parfois les vipères paléarctiques, malgré leur origine néotropicale.

Le venin des Cerrophidion est principalement hémotoxique, provoquant douleur locale, œdème, nécrose et troubles de la coagulation. Il est généralement moins puissant que celui des Bothrops, mais reste potentiellement dangereux, surtout en zone isolée. Les espèces les plus grandes, comme Cerrophidion godmani, peuvent infliger des envenimations sérieuses. Les morsures sont rarement mortelles avec traitement, mais peuvent entraîner des séquelles locales. Leur comportement défensif est modéré : ils préfèrent rester immobiles ou fuir, mais mordent si acculés.

Les Cerrophidion partagent plusieurs traits : viviparité, venin hémotoxique, activité crépusculaire, comportement cryptique, adaptation aux milieux montagnards, motifs dorsaux irréguliers, tête triangulaire, fossettes loreales, régime carnivore et dépendance aux zones rocheuses ou forestières d’altitude. Le genre compte 6 espèces principales : Cerrophidion godmani, Cerrophidion petlalcalensis, Cerrophidion tzotzilorum, Cerrophidion wilsoni, Cerrophidion sasai et Cerrophidion barbouri. La diversité se manifeste par des espèces de haute montagne, des espèces de forêts nuageuses, des espèces de zones volcaniques et des espèces plus sèches de pinèdes. Leur distribution fragmentée reflète l’histoire géologique complexe de l’Amérique centrale.