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Classification
(env 17.000 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Invertébrés-Protostomiens-Ecdysozoaires-Arthropodes-Mandibulates-Crustacés-Malacostracés-Eucarides
(31 fiches)
(Amphionides, krill, crevettes, écrevisses,
homards, langoustes, crabes...)
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Clade |
Espèces représentatives |
Description |
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Amphionidacés
(1 esp)
1. Taille et
description
2. Distribution
3. Adaptation et habitat ou parasitisme
4. Régime alimentaire
5. Prédateurs
6. Mode de reproduction
7. Genèse de
l'Amphionide de Reynaud
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Amphionides reynaudii —
Amphionide de Reynaud
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Amphionides reynaudii est un
minuscule crustacé planctonique mesurant généralement moins de 3
cm, au corps translucide, très fragile, avec un abdomen allongé,
des appendices réduits et une morphologie larvaire persistante ; il
a longtemps été considéré comme le seul représentant de
l’ordre des Amphionidacea, avant que des analyses génétiques
ne montrent qu’il s’agit en réalité d’un stade larvaire d’un
Décapode caridé encore non identifié, ce qui en fait l’un des
organismes les plus énigmatiques des océans.
Amphionides reynaudii
est présent dans tous les océans tropicaux et subtropicaux,
notamment dans l’Atlantique, l’océan Indien et le Pacifique, vivant
dans la zone pélagique entre la surface et environ 1000 m
de profondeur ; sa distribution mondiale reflète son mode de vie
planctonique et la dispersion par les courants.
L’espèce est entièrement pélagique,
adaptée à la vie en pleine eau grâce à un corps léger, une
transparence quasi totale et des appendices réduits limitant la
dépense énergétique ; elle n’est pas parasite, mais
représente un exemple extrême de néoténie, conservant des
caractéristiques larvaires tout au long de sa vie, ce qui a
longtemps trompé les zoologistes sur sa véritable nature.
Amphionides reynaudii
se nourrit principalement de microplancton, de particules
organiques et de petits organismes planctoniques capturés grâce
à ses appendices buccaux spécialisés ; son régime est typique des
crustacés pélagiques de petite taille.
Ses prédateurs incluent les poissons
pélagiques, les méduses, les cténaires, les
larves de poissons et d’autres crustacés planctoniques ; sa
transparence constitue sa principale défense contre la prédation.
La reproduction reste mal connue,
car l’espèce n’a jamais été observée à un stade adulte pleinement
développé ; les individus collectés montrent des gonades
rudimentaires, ce qui a contribué à l’hypothèse que tous les
spécimens connus sont des larves d’un Décapode caridé, et que
les adultes vivent probablement dans les grandes profondeurs,
hors de portée des méthodes d’échantillonnage classiques.
L’espèce a été décrite en 1833 par
Henri de Reynaud, qui l’a identifiée comme un crustacé singulier
; pendant près de deux siècles, elle a été considérée comme un
ordre monotypique unique parmi les Malacostracés, jusqu’à ce que
des analyses moléculaires récentes démontrent qu’il s’agit en
réalité d’un stade larvaire d’un Décapode non encore
déterminé, ce qui a conduit à la suppression de l’ordre
Amphionidacea et à la reclassification de l’espèce au sein des
Caridea. |
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Décapodes
(env 17.000 esp)
1.
Morphologie et description des Décapodes
2. Distribution et habitat
2. Classification des Décapodes au sein des Eucarides
3. Groupe principaux des Décapodes
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Les
Décapodes sont des crustacés caractérisés par la présence de
dix pattes locomotrices (cinq paires), une carapace bien
développée recouvrant le céphalothorax, deux paires d’antennes,
des yeux composés souvent pédonculés, et un abdomen plus ou moins
développé selon les groupes ; ils présentent une grande diversité
morphologique allant des crevettes élancées aux crabes à carapace
large, en passant par les homards et langoustes dotés de pinces
puissantes comme chez les Astacidea.
Les Décapodes sont présents dans
tous les océans, depuis la zone intertidale jusqu’aux
abysses, dans les récifs coralliens, les fonds sableux, les
mangroves, les estuaires et les zones rocheuses ; certains groupes
colonisent aussi les eaux douces comme les écrevisses, et
quelques espèces sont semi‑terrestres ou terrestres
comme certains crabes tropicaux, ce qui en fait l’un des groupes de
crustacés les plus écologiquement polyvalents.
Les Décapodes constituent un
ordre majeur du super‑ordre des Eucarides, au sein des
Eumalacostraca, et regroupent plusieurs infra‑ordres importants
tels que les Caridea (crevettes), les Brachyura
(crabes), les Anomura (bernard‑l’ermite, galathées), les
Astacidea (homards, écrevisses), les Achelata
(langoustes) et les Dendrobranchiata (crevettes penaeïdes),
représentant plus de 15 000 espèces décrites.
Les principaux groupes des Décapodes
incluent les Caridea (crevettes vraies), les
Dendrobranchiata (crevettes commerciales comme les penaeïdes),
les Brachyura (crabes à abdomen réduit), les Anomura (bernard‑l’ermite,
crabes royaux, galathées), les Astacidea (homards,
écrevisses), les Achelata (langoustes dépourvues de pinces),
et les Thalassinidea au sens large (crevettes fouisseuses),
chaque groupe présentant des adaptations spécifiques à la nage, au
fouissage, à la prédation ou à la vie benthique. |
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Euphausiacés
(env
85 esp) |
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