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Classification ().
Reptiles-Lépidosauromorphes-Squamates-Ophidiens-Alethinophidias
(Boas, vipères, cobras, couleuvres, faux serpents-corail, acrochordes...)
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Famille |
Genres |
Espèces |
Espèces représentatives |
Description |
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Aniliidés
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1 genre |
1 espèce |
Anilius scytale
(serpent faux-corail) |
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Bolyériidés
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2 genres |
2 espèces |
Casarea dussumieri
(boa de l’île Ronde de Schlegel)
Bolyeria multocarinata
(boa de l’île Ronde de
Dussumier) |
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Tropidophiidés
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2 genres |
env 30 esp |
Tropidophis canus
— Boa nain des Bahamas
Tropidophis haetianus — Boa nain d’Haïti
Tropidophis melanurus — Boa nain à queue noire
Trachyboa boulengeri — Boa à cils du Nord |
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Xénophididés
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1 genre |
2 espèces |
Xénophidion à mâchoire
épineuse (Xenophidion
acanthognathus)
Xénophidion de Schaefer (Xenophidion schaeferi) |
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Acrochordidés
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1 genre |
3 espèces |
Serpent à peau rugueuse
(Acrochordus javanicus)
Serpent à peau rugueuse
d’Australie (Acrochordus
arafurae) |
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Homalopsidés
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env 28 gen |
env 55 esp |
Serpent à collier de Cantor
(Cantoria violacea)
Serpent aquatique de Malaisie (Homalopsis buccata)
Serpent aquatique de Sumatra (Enhydris enhydris)
Serpent aquatique de Java (Bitia hydroides) |
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Lamprophiidés
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env 20 gen |
env 300 esp |
Lamprophiis de Bell
(Lamprophis bellii)
Serpent fouet du Cap (Psammophis leightoni)
Serpent des rochers de Boettger (Atractaspis boettgeri)
Serpent des sables de Méheux (Ditypophis vivax) |
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Paréaitidés
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1 genre |
env 20 esp |
Paréate de Formose
(Pareas formosensis)
Paréate de Boulenger (Pareas boulengeri)
Paréate de Carin (Pareas carinatus)
Paréate de Mengla (Pareas menglaensis) |
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Pseudoxénodontidés
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2 genres |
env 10 esp |
Pseudoxénodonte de Fea
(Pseudoxenodon macrops)
Pseudoxénodonte de Boulenger (Pseudoxenodon bambusicola)
Pseudoxénodonte de Stejneger (Pseudoxenodon stejnegeri)
Pseudoxénodonte de karst (Pseudoxenodon karstensis) |
- |
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Xénodermatidés
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env 5 gen |
env 20 esp |
Achalinus spinalis
→ Serpent à écailles rugueuses de Chine
Xenodermus javanicus → Serpent dragon de Java
Fimbrios klossi → Serpent fouisseur de Kloss
Parafimbrios lao → Serpent de Lao à tête plate
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Loxocémidés
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1 genre |
1 espèce |
Python fouisseur du
Mexique (Loxocemus
bicolor) |
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Pythonidés
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env 10 gen |
env 40 esp |
Python réticulé
(Malayopython reticulatus)
Python de Seba (Python sebae)
Python améthyste (Simalia amethistina)
Python birman (Python bivittatus) |
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Xénopeltidés
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1 genre |
2 espèces |
Serpeent arc-en-ciel
unicolore (Xenopeltis
unicolor)
Xénopelte de Hainan (Xenopeltis hainanensis) |
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Anomochilidés
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1 genre |
3 espèces |
Serpent de Leonard
(Anomochilus leonardi)
Serpent de Weber (Anomochilus weberi) |
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Cylindrophiidés
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2 genres |
env 10 esp |
Serpent cylindrique de
Ruffus (Cylindrophis
ruffus
Serpent cylindrique de Boulenger (Cylindrophis
boulengeri)
Serpent cylindrique de Birmanie (Cylindrophis burmanus)
Serpent cylindrique de Yamdena (Cylindrophis yamdena) |
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Uropeltidés
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env 8 gen |
end 55 esp |
Uropeltis woodmasoni
— Serpent à queue en bouclier de Wood-Mason
Rhinophis blythii — Serpent à nez de Blyth
Plectrurus guentheri — Serpent fouisseur de Guenther
Melanophidium wynaudense — Serpent noir du Wynaad
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Boïdés
(14 gen, env 74. esp)
1.
Présentation de la famille des Boïdés
2. Dangerosité
3. Cycle et mode de Reproduction
4. Comparaison et différence avec les autres familles des
Alethinophidias
5. Genres principaux
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Les Boïdés sont
une famille de serpents non venimeux regroupant les boas
véritables, les anacondas, les boas nains et
plusieurs lignées proches. Ils se caractérisent par un corps
massif, une tête large, une dentition aglyphe
(sans crochets venimeux) et une technique de chasse basée sur la
constriction. Ce sont des serpents primitifs au sens évolutif,
conservant des vestiges de membres postérieurs sous forme
d’éperons pelviens. Leur diversité morphologique et écologique est
importante, allant des espèces fouisseuses aux géants
semi‑aquatiques.
Les Boïdés sont globalement peu dangereux pour l’humain,
car ils ne possèdent pas de venin. Les petites et moyennes espèces
ne représentent aucun risque sérieux, hormis une morsure défensive.
Les grandes espèces, comme les anacondas ou les grands boas, peuvent
être potentiellement dangereuses en raison de leur force musculaire,
mais les accidents mortels sont extrêmement rares et
concernent presque exclusivement des manipulations imprudentes ou
des animaux captifs de grande taille. Dans la nature, ils évitent le
contact humain et ne considèrent pas l’humain comme une proie.
Les Boïdés présentent un cycle
reproducteur marqué par une saisonnalité nette, généralement liée
aux variations de température et de photopériode. La reproduction
commence par une période de parades et d’accouplements,
durant laquelle les mâles recherchent activement les femelles grâce
aux phéromones qu’elles déposent sur le sol. Les combats rituels
entre mâles peuvent survenir chez certaines espèces, notamment chez
les grands boas et les anacondas. Les Boïdés sont majoritairement
ovovivipares, ce qui signifie que les embryons se développent
dans des œufs retenus à l’intérieur du corps de la femelle, qui met
au monde des jeunes entièrement formés. Quelques espèces sont
vivipares au sens strict, avec un véritable placenta primitif
permettant des échanges nutritifs entre la mère et l’embryon, comme
chez les anacondas (Eunectes). La gestation dure généralement
de 4 à 8 mois selon les espèces, la taille de la femelle et
les conditions environnementales. La femelle donne naissance à une
portée pouvant aller de 5 à plus de 80 jeunes chez les grands
anacondas. Après la naissance, les jeunes sont autonomes et ne
reçoivent aucun soin parental. Le cycle se répète en général tous
les un à deux ans, car la gestation et la récupération énergétique
demandent un investissement important.
Les Boïdés se distinguent des Pythonidés par leur
viviparité, alors que les pythons sont ovipares, et par une
répartition géographique différente, les pythons étant absents
d’Amérique. Comparés aux Colubridés, ils sont plus massifs,
dépourvus de venin et spécialisés dans la constriction, tandis que
les colubridés présentent une grande diversité morphologique et
souvent une dentition opisthoglyphe. Par rapport aux Élapidés
et Vipéridés, les Boïdés n’ont aucun système venimeux, leurs
dents sont simples et leur stratégie de chasse repose uniquement sur
la force. Contrairement aux Xenopeltidés, Loxocemidés
ou Tropidophiidés, autres familles basales des Alethinophidia,
les Boïdés présentent une diversité écologique plus large et des
tailles beaucoup plus importantes. Ils se distinguent aussi par la
présence d’éperons pelviens, absents chez la plupart des autres
familles avancées.
Les Boïdés comprennent plusieurs genres majeurs reflétant
leur diversité : Boa (boa constrictor et espèces insulaires),
Eunectes (anacondas, les plus massifs des serpents),
Corallus (boas arboricoles amazoniens), Epicrates (boas
arc‑en‑ciel), Chilabothrus (boas des Caraïbes),
Acrantophis et Sanzinia (boas malgaches), Candoia
(boas du Pacifique), ainsi que les Eryx et Charina
lorsqu’ils sont inclus dans les Boïdés au sens large. Ces genres
couvrent des niches écologiques très variées, depuis les forêts
tropicales humides jusqu’aux zones arides et aux marécages. |
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Elapidés
(env 54 gen, env 359 esp)
1.
Présentation de la famille des Elapidés
2. Venin et degré de dangerosité
3. Cycle et mode de reproduction
4. Comparaison et différence avec les autres familles des
Alethinophidias
5. Genres principaux |
Les Élapidés
sont une grande famille de serpents venimeux caractérisés par des
crochets fixes situés à l’avant de la mâchoire (dentition
protéroglyphe) et un venin principalement neurotoxique. Ils
regroupent les cobras, mambas, bongares,
serpents corail, taipans, death adders, ainsi que
la majorité des serpents marins. Leur morphologie est
généralement élancée, avec une tête peu distincte du cou, des
écailles lisses et un comportement souvent discret. Ils occupent une
grande diversité de milieux terrestres et marins, ce qui en fait
l’un des groupes les plus écologiquement variés parmi les serpents
avancés.
Le venin des Élapidés est majoritairement neurotoxique,
provoquant paralysie, détresse respiratoire et arrêt cardiaque en
l’absence de traitement. Certaines espèces possèdent aussi des
myotoxines ou des cytotoxines, entraînant des
destructions musculaires ou des lésions locales. Leur dangerosité
varie fortement selon les espèces : les mambas, taipans,
bongares, cobras cracheurs et plusieurs serpents
marins comptent parmi les serpents les plus dangereux du monde.
D’autres, comme de nombreux serpents corail, sont très venimeux mais
mordent rarement. Globalement, les Élapidés sont considérés comme
hautement dangereux, mais la gravité dépend de la quantité de
venin injectée, du comportement de l’espèce et de l’accès au sérum
antivenimeux.
Les Élapidés présentent un cycle reproducteur généralement
saisonnier, souvent déclenché par les variations de température,
d’humidité et de photopériode. La reproduction commence par une
phase de recherche active des femelles par les mâles, guidés par les
phéromones déposées au sol. Chez plusieurs espèces, notamment les
cobras, les mâles peuvent s’affronter lors de combats rituels
destinés à établir la dominance. La majorité des Élapidés sont
ovipares, pondant des œufs dans des sites chauds et protégés
comme des terriers, des cavités ou des amas de végétation. Certaines
espèces, comme plusieurs serpents coralliens ou certains bongares,
sont ovovivipares, donnant naissance à des jeunes entièrement
formés. La femelle pond généralement entre 5 et 20 œufs, mais
certaines espèces peuvent dépasser 30 œufs selon leur taille.
L’incubation dure en moyenne 50 à 90 jours, dépendant
fortement de la température ambiante. Chez les cobras, un
comportement unique apparaît chez certaines espèces : la garde du
nid, où la femelle protège activement les œufs jusqu’à
l’éclosion. Les jeunes, totalement autonomes dès la naissance ou
l’éclosion, possèdent déjà un venin fonctionnel. Le cycle
reproducteur est souvent annuel dans les régions tropicales, mais
peut devenir biennal dans les zones plus tempérées ou arides où les
ressources sont limitées.
Comparés aux Vipéridés, les Élapidés possèdent des
crochets courts et fixes, alors que les vipères ont des crochets
longs et mobiles. Leur venin est surtout neurotoxique, tandis
que celui des vipères est souvent hémotoxique ou nécrosant.
Par rapport aux Colubridés, les Élapidés ont un système
venimeux beaucoup plus efficace, avec des crochets antérieurs et une
injection rapide, alors que la majorité des colubridés sont non
venimeux ou opisthoglyphes. Contrairement aux Boïdés et
Pythonidés, ils ne pratiquent pas la constriction et reposent
entièrement sur leur venin pour neutraliser leurs proies. Comparés
aux familles basales comme les Xenopeltidés, Loxocemidés
ou Tropidophiidés, les Élapidés se distinguent par une
diversité écologique beaucoup plus large, une spécialisation
venimeuse avancée et une présence unique dans les milieux marins.
Les Élapidés comprennent plusieurs genres majeurs : Naja
(cobras), Dendroaspis (mambas), Bungarus (bongares),
Ophiophagus (cobra royal), Micrurus et Micruroides
(serpents corail), Acanthophis (death adders), Pseudechis
(black snakes australiens), Notechis (tiger snakes),
Oxyuranus (taipans), Pseudonaja (brown snakes), ainsi que
les nombreux genres de serpents marins comme Hydrophis,
Aipysurus ou Laticauda. Cette diversité reflète une
radiation évolutive majeure couvrant des milieux terrestres,
arboricoles, désertiques, forestiers et marins. |
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Vipéridés
(env 35 gen, env 350 esp)
1.
Présentation de la famille des Vipéridés
2. Venin et degré de dangerosité
3. Cycle et mode de Reproduction
4. Comparaison et différence avec les autres familles des
Alethinophidias
5. Genres principaux
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Les Vipéridés
sont une famille de serpents venimeux caractérisés par des
crochets longs, mobiles et repliables (dentition solénoglyphe),
capables d’injecter rapidement une grande quantité de venin. Ils
regroupent les vipères vraies (Viperinae) et les crotales
(Crotalinae), ces derniers possédant des fossettes
thermo‑sensibles entre l’œil et la narine. Leur morphologie est
généralement robuste, avec une tête triangulaire, un corps
massif et une queue courte. Ils occupent une grande
variété de milieux : déserts, forêts tempérées, zones tropicales,
montagnes, savanes et environnements rocheux. Leur répartition
couvre l’Europe, l’Afrique, l’Asie et les Amériques.
Le venin des Vipéridés est principalement hémotoxique et
cytotoxique, provoquant nécrose, hémorragies, troubles de la
coagulation, œdème massif et douleur intense. Certaines espèces
possèdent aussi des neurotoxines, notamment chez les crotales
néotropicaux. Leur dangerosité varie selon les espèces : les
Bothrops, Echis, Daboia, Crotalus et
Bitis comptent parmi les serpents les plus dangereux du monde en
raison de la puissance de leur venin et de la fréquence des
morsures. Les vipères européennes sont moins dangereuses mais
peuvent provoquer des envenimations sévères. Globalement, les
Vipéridés sont considérés comme hautement dangereux, surtout
dans les régions tropicales où les accidents sont fréquents.
Les Vipéridés présentent un cycle reproducteur fortement
saisonné, dépendant de la température et de la photopériode. La
reproduction débute généralement au printemps, lorsque les mâles
sortent d’hivernation avant les femelles et parcourent activement
leur territoire à la recherche de partenaires grâce aux traces
chimiques laissées au sol. Chez certaines espèces, dont la vipère
aspic, les mâles peuvent s’affronter lors de combats rituels, sans
morsure, consistant en des enchevêtrements et des tentatives de
domination. L’accouplement a lieu au printemps ou parfois en fin
d’été selon les populations. La majorité des Vipéridés
européens, dont la vipère aspic, sont ovovivipares : les
embryons se développent dans des œufs retenus dans l’oviducte, et la
femelle met au monde des jeunes entièrement formés, enveloppés ou
non dans une fine membrane. La gestation dure en général de 3 à 4
mois, mais peut s’allonger selon les conditions thermiques, car
la femelle dépend de la chaleur externe pour assurer le
développement embryonnaire. Les portées comptent en moyenne 4 à
12 jeunes, totalement autonomes dès la naissance. Les femelles
ne se reproduisent pas chaque année : le cycle est souvent
biennal ou triennal, car la gestation et la mise bas
représentent un coût énergétique important, nécessitant une longue
phase de récupération avant une nouvelle reproduction.
Comparés aux Élapidés, les Vipéridés possèdent des
crochets beaucoup plus longs et mobiles, permettant une
injection profonde, tandis que les élapidés ont des crochets fixes
et un venin majoritairement neurotoxique. Par rapport aux
Colubridés, les Vipéridés sont plus spécialisés, avec un système
venimeux très efficace, alors que la majorité des colubridés sont
non venimeux ou opisthoglyphes. Contrairement aux Boïdés et
Pythonidés, les Vipéridés ne pratiquent pas la constriction
et reposent entièrement sur leur venin pour neutraliser leurs
proies. Comparés aux familles basales comme les Xenopeltidés,
Loxocemidés ou Tropidophiidés, les Vipéridés sont
beaucoup plus dérivés, avec une spécialisation venimeuse avancée,
une tête triangulaire distinctive et une grande diversité
écologique.
Les Vipéridés comprennent plusieurs genres majeurs :
Vipera et Daboia (vipères d’Eurasie), Echis
(vipères à écailles scabreuses, très dangereuses en Afrique et en
Asie), Bitis (vipères africaines, dont la gabonica et la puff
adder), Bothrops (vipères néotropicales responsables de la
majorité des envenimations en Amérique du Sud), Bothriechis
et Bothrocophias (vipères arboricoles), Crotalus
(crotales à sonnette), Sistrurus (petits crotales),
Agkistrodon (mocassins d’eau et copperheads), et Trimeresurus
(vipères asiatiques arboricoles). Cette diversité reflète une
radiation évolutive majeure couvrant des niches terrestres,
arboricoles, montagnardes et désertiques. |
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Colubridés
(env 121 genres, env 1.700 esp)
1.
Présentation de la famille des Colubridés
2. Venin et degré de dangerosité
3. Cycle et mode de Reproduction
4. Comparaison et différence avec les autres familles des
Alethinophidias
5. Genres principaux
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Les Colubridés
constituent la plus grande famille de serpents au monde,
regroupant plus de la moitié des espèces connues. Ils se
caractérisent par une immense diversité morphologique, écologique
et comportementale, allant des petites couleuvres fouisseuses
aux grands serpents arboricoles ou semi‑aquatiques. Leur dentition
est généralement aglyphe (sans crochets venimeux) ou
opisthoglyphe (crochets situés à l’arrière de la mâchoire), ce
qui les distingue des familles venimeuses plus spécialisées. Ils
occupent presque tous les habitats terrestres et sont présents sur
tous les continents sauf l’Antarctique.
La majorité des Colubridés sont inoffensifs pour l’humain,
car soit ils ne possèdent pas de venin, soit leur venin est faible,
soit leurs crochets postérieurs rendent l’injection difficile.
Cependant, certaines espèces opisthoglyphes peuvent provoquer des
envenimations sérieuses, notamment Dispholidus typus
(boomslang), Thelotornis, Rhabdophis, Philodryas
ou certaines Boiga. Le boomslang, par exemple, possède un
venin hautement hémotoxique pouvant être mortel sans
traitement. Malgré cela, les accidents graves restent rares, car ces
serpents sont discrets et mordent peu. Globalement, les Colubridés
sont considérés comme faiblement à modérément dangereux, avec
quelques exceptions notables.
Les Colubridés présentent un cycle reproducteur généralement
saisonnier, fortement influencé par la température, la photopériode
et la disponibilité en ressources. Dans les régions tempérées, dont
l’Europe occidentale, la reproduction commence au printemps, peu
après la sortie d’hivernation, lorsque les mâles deviennent actifs
et recherchent les femelles en suivant les phéromones qu’elles
déposent sur le sol. Les accouplements ont lieu entre avril et juin
selon les espèces. La majorité des Colubridés sont ovipares,
pondant leurs œufs dans des sites chauds, humides et protégés comme
des tas de végétaux, des cavités, des souches ou des terriers
abandonnés. La ponte varie généralement de 5 à 20 œufs, mais
certaines espèces tropicales peuvent dépasser 30 œufs. L’incubation
dure en moyenne 40 à 70 jours, dépendant fortement de la
température ambiante, et les jeunes sont totalement autonomes dès
l’éclosion. Quelques espèces, notamment dans les genres Natrix
ou Lampropeltis, peuvent présenter une ovoviviparité
occasionnelle, mais cela reste minoritaire dans la famille. Le
cycle reproducteur est souvent annuel, mais les femelles peuvent
sauter une année de reproduction si les conditions énergétiques ou
climatiques sont défavorables, car la production d’œufs représente
un coût physiologique important.
Comparés aux Élapidés, les Colubridés ont des crochets
situés à l’arrière de la mâchoire ou pas de crochets du tout, ce qui
rend l’injection de venin moins efficace. Leur venin est souvent
faiblement toxique, alors que celui des élapidés est
majoritairement neurotoxique et très puissant. Par rapport aux
Vipéridés, les Colubridés n’ont pas de crochets longs et
mobiles, et leur venin n’est généralement pas hémotoxique ou
nécrosant à un niveau comparable. Contrairement aux Boïdés et
Pythonidés, ils ne pratiquent pas la constriction comme
méthode principale de mise à mort, bien que certaines espèces
puissent enrouler légèrement leurs proies. Comparés aux familles
basales comme les Xenopeltidés, Loxocemidés ou
Tropidophiidés, les Colubridés se distinguent par une
radiation évolutive massive, une adaptabilité exceptionnelle et
une diversité écologique bien plus large.
Les Colubridés comprennent de nombreux genres majeurs
reflétant leur diversité : Natrix (couleuvres d’eau
européennes), Thamnophis (couleuvres rayées
nord‑américaines), Pantherophis (serpents des blés et
apparentés), Lampropeltis (rois serpents), Coluber et
Dolichophis (couleuvres rapides), Boiga (serpents
arboricoles asiatiques), Philodryas (couleuvres néotropicales
venimeuses), Rhabdophis (couleuvres asiatiques à venin
puissant), Dispholidus (boomslang), Thelotornis
(serpents lianes africains), Ahaetulla (serpents lianes
asiatiques), Dipsas et Leptodeira (serpents
néotropicaux spécialisés). Cette diversité illustre l’extraordinaire
plasticité évolutive des Colubridés, capables d’occuper presque
toutes les niches écologiques disponibles. |
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