Reptiles

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Classification (env 1.330 gen, env 11.000 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Reptiles
(Serpents, lézards, tortues, crocodiles et assimilés...)

 

 

Groupe

Description

Pleurodires
(env 16 gen, env 80 esp)

1. Morphologie et description
 2. Taille et poids
 3. Classification des Pleurodires au sein des Reptiles
3. Groupe principaux des Pleurodires.

Morphologie et description des Pleurodires Les Pleurodires sont des tortues caractérisées par une rétraction latérale du cou : au lieu de rentrer la tête dans la carapace en la pliant verticalement comme les Cryptodires, elles la replient horizontalement, en la glissant sur le côté sous le bord de la carapace. Leur cou est donc long, flexible, avec des vertèbres cervicales modifiées. Leur carapace est généralement aplatie, adaptée à la vie aquatique, et leur plastron peut présenter des charnières chez certaines espèces. Leurs membres sont souvent palmés, parfois transformés en pagaies chez les formes très aquatiques. Leur tête porte des mâchoires cornées, et certaines espèces possèdent des barbillons sensoriels. Leur taille varie de 20 cm à plus de 1 m selon les espèces. Elles vivent principalement en eaux douces tropicales, avec quelques espèces semi‑aquatiques ou spécialisées dans les eaux stagnantes.

Classification des Pleurodires au sein des Reptiles Les Pleurodires appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à la classe Reptilia, et à l’ordre Testudines (tortues). Au sein des Testudines, ils constituent l’un des deux grands sous‑ordres : les Pleurodira (tortues à cou latéral) et les Cryptodira (tortues à cou vertical). Les Pleurodires représentent une lignée ancienne, apparue au Jurassique, aujourd’hui limitée à l’hémisphère sud (Afrique, Amérique du Sud, Australie). Ils se distinguent des Cryptodires par la rétraction latérale du cou, la structure particulière des vertèbres cervicales, et une articulation pelvienne soudée à la carapace, caractère unique parmi les tortues.

Groupes principaux des Pleurodires Les Pleurodires actuels se répartissent en trois familles. Les Chelidae regroupent les tortues à cou de serpent d’Australie, de Nouvelle‑Guinée et d’Amérique du Sud, souvent très aquatiques, avec un cou extrêmement long et une alimentation carnivore ou omnivore. Les Pelomedusidae regroupent les tortues d’eau douce africaines, de taille moyenne, vivant dans les mares, marécages et rivières, souvent capables d’estivation. Les Podocnemididae regroupent les grandes tortues fluviales d’Amérique du Sud et de Madagascar, comme Podocnemis expansa, souvent herbivores ou omnivores, adaptées aux grands fleuves tropicaux. Ces familles illustrent la diversité morphologique et écologique des Pleurodires, toutes partageant la rétraction latérale du cou et une forte dépendance aux milieux aquatiques.

Cryptodires
(env 77 gen, env 270 esp)

1. Morphologie et description
 2. Taille et poids
 3. Classification des Cryptodires au sein des Reptiles
3. Groupe principaux des Cryptodires

Morphologie et description des Cryptodires Les Cryptodires sont des tortues caractérisées par une rétraction verticale du cou : elles replient la tête en formant un S vertical, permettant de la rentrer complètement dans la carapace. Leurs vertèbres cervicales sont modifiées pour ce mouvement unique. Leur carapace peut être bombée, aplatie, aquatique, terrestre ou marine, selon les familles. Leur plastron est généralement solide, sans charnière, sauf exceptions. Leurs membres varient fortement : pattes robustes chez les tortues terrestres, membres palmés chez les tortues d’eau douce, nageoires puissantes chez les tortues marines. Leur tête porte des mâchoires cornées, parfois très puissantes. Leur taille varie de 10 cm (petites tortues d’eau douce) à plus de 2 m (tortue luth). Elles occupent une diversité écologique immense : milieux terrestres, aquatiques, marins, tropicaux, tempérés ou désertiques.

Classification des Cryptodires au sein des Reptiles Les Cryptodires appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à la classe Reptilia, et à l’ordre Testudines (tortues). Au sein des Testudines, ils constituent le sous‑ordre Cryptodira, opposé aux Pleurodira (tortues à cou latéral). Les Cryptodires représentent la lignée la plus diversifiée et la plus répandue des tortues, occupant tous les continents sauf l’Antarctique. Ils se distinguent par la rétraction verticale du cou, l’absence d’articulation pelvienne soudée à la carapace, et une grande diversité morphologique. Ils regroupent la quasi‑totalité des tortues terrestres, marines et d’eau douce.

Groupes principaux des Cryptodires Les Cryptodires se répartissent en plusieurs grandes familles. Les Testudinidae regroupent les tortues terrestres (tortue d’Hermann, tortue géante des Seychelles), à carapace bombée et membres robustes. Les Emydidae regroupent de nombreuses tortues d’eau douce d’Amérique et d’Eurasie (cistudes, trachémydes), souvent semi‑aquatiques. Les Geoemydidae regroupent des tortues asiatiques et européennes très variées, terrestres ou aquatiques. Les Trionychidae regroupent les tortues molles, à carapace aplatie et peau souple, très aquatiques. Les Cheloniidae regroupent les tortues marines à carapace dure (tortue verte, tortue imbriquée), tandis que les Dermochelyidae regroupent la tortue luth, seule tortue marine à carapace non écailleuse. Les Kinosternidae regroupent les tortues musquées et boueuses d’Amérique, petites et aquatiques. Ces familles illustrent la diversité extrême des Cryptodires, allant des géants marins aux petites tortues fouisseuses, en passant par les espèces terrestres massives et les tortues molles spécialisées.

Sauriens
(env 650 gen, env 7.000 esp)

1. Morphologie et description
 2. Taille et poids
 3. Classification des Sauriens au sein des Reptiles
3. Groupe principaux des Sauriens.

Morphologie et description des Sauriens Les Sauriens sont des reptiles à corps allongé, généralement pourvus de quatre membres bien développés, d’une queue longue, et d’une peau recouverte d’écailles kératinisées. Leur tête porte des paupières mobiles (sauf chez les geckos), des orifices auditifs externes, et une langue variable selon les groupes (bifide chez les varans et iguanes, adhésive chez les caméléons). Leur squelette est robuste, avec un sternum ossifié, des vertèbres bien différenciées, et une ceinture pelvienne solide. Leur locomotion est principalement quadrupède, mais certaines espèces sont bipèdes occasionnelles ou fouisseuses. Leur respiration est strictement pulmonaire, et leur thermorégulation est ectotherme. Leur taille varie de 2 cm (geckos nains) à plus de 3 m (varan de Komodo). Leur écologie est extrêmement diversifiée : arboricole, terrestre, désertique, aquatique, fouisseuse, nocturne ou diurne.

Classification des Sauriens au sein des Reptiles Les Sauriens appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à la classe Reptilia, et à l’ordre Squamata, qui regroupe les lézards, les serpents et les amphisbaeniens. Au sein des Squamates, les Sauriens constituent le groupe Lacertilia (ou Sauria), distinct des Serpentes (serpents) et des Amphisbaenia (lézards fouisseurs apodes). Ils représentent la lignée la plus ancienne et la plus diversifiée des squamates, apparue au Trias il y a plus de 230 millions d’années. Ils se distinguent des serpents par la présence de membres (sauf exceptions), de paupières mobiles, d’un orifice auditif externe, et d’un crâne moins spécialisé.

Groupes principaux des Sauriens Les Sauriens se répartissent en plusieurs grandes familles. Les Gekkonidae regroupent les geckos, lézards nocturnes souvent dotés de lamelles adhésives sous les doigts. Les Agamidae regroupent les agames, lézards diurnes d’Afrique et d’Asie, souvent colorés et territoriaux. Les Chamaeleonidae regroupent les caméléons, arboricoles, à langue projectile, yeux indépendants et pieds zygodactyles. Les Iguanidae regroupent les iguanes et espèces apparentées, souvent herbivores ou omnivores, d’Amérique. Les Varanidae regroupent les varans, grands prédateurs actifs, à langue bifide et métabolisme élevé. Les Lacertidae regroupent les lézards européens classiques (lézard vert, lézard des murailles). Les Scincidae regroupent les scinques, lézards lisses, souvent fouisseurs, parfois à membres réduits. Ces familles illustrent la diversité morphologique et écologique des Sauriens, allant des minuscules geckos arboricoles aux varans géants, en passant par les caméléons spécialisés et les lézards terrestres rapides.

Amphisbéniens
(env 25 gen, env 200 esp)

1. Morphologie et description
 2. Taille et poids
 3. Classification des Amphisbéniens au sein des Reptiles
3. Groupe principaux des Amphisbéniens

Morphologie et description des Amphisbéniens Les Amphisbéniens sont des squamates fouisseurs à corps allongé, cylindrique ou segmenté, ressemblant à des vers ou des serpents, mais appartenant aux lézards. Ils sont presque toujours dépourvus de membres, sauf chez le genre Bipes qui possède de petites pattes antérieures fouisseuses. Leur peau est organisée en anneaux transversaux (annulations) facilitant la progression dans le sol. Leur tête est compacte, fortement ossifiée, adaptée au fouissage, avec différentes formes selon le mode de creusement (tête en pelle, en coin, en spathe). Leurs yeux sont très réduits, souvent recouverts de peau, et l’oreille externe est absente. Leur queue est courte et peut se régénérer. Leur mâchoire supérieure est fixée, particularité unique chez les squamates, permettant une morsure puissante malgré la vie souterraine. Leur taille varie de 10 cm à plus de 80 cm selon les espèces. Ils vivent principalement sous terre, dans les sols meubles, où ils chassent insectes, larves et petits invertébrés.

Classification des Amphisbéniens au sein des Reptiles Les Amphisbéniens appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à la classe Reptilia, et à l’ordre Squamata, qui regroupe les lézards, serpents et amphisbènes. Au sein des Squamates, ils constituent le sous‑ordre Amphisbaenia, distinct des Sauriens (lézards) et des Serpentes (serpents). Ils représentent une lignée hautement spécialisée pour la vie souterraine, apparue il y a environ 100 millions d’années. Leur anatomie combine des traits dérivés (crâne compact, peau annelée, réduction extrême des sens) et des traits partagés avec les lézards, confirmant leur appartenance aux squamates malgré leur apparence serpentine.

Groupes principaux des Amphisbéniens Les Amphisbéniens actuels se répartissent en plusieurs familles. Les Amphisbaenidae regroupent la majorité des espèces d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, très diversifiées, à corps annelé et tête compacte. Les Blanidae comprennent les amphisbènes méditerranéens, comme Blanus, petits et rosés, très fouisseurs. Les Trogonophidae regroupent des espèces nord‑africaines et moyen‑orientales, à tête en forme de pelle et peau non segmentée en anneaux complets. Les Bipedidae regroupent les amphisbènes mexicains du genre Bipes, seuls à posséder des membres antérieurs fonctionnels, spécialisés pour le fouissage. Ces familles illustrent la diversité morphologique et écologique des Amphisbéniens, allant des formes totalement apodes aux espèces à membres réduits, toutes adaptées à une vie souterraine discrète et spécialisée.

Scolecophidias
(env 35 genres, env 450 esp)

1. Morphologie et description
 2. Taille et poids
 3. Classification des Scolecophidias au sein des Reptiles
3. Groupe principaux des Scolecophidias

Morphologie et description des Scolecophidias Les Scolecophidias sont des serpents primitifs, de petite taille, au corps fin, cylindrique, très allongé, ressemblant à des vers ou des amphisbènes. Leur tête est petite, peu distincte du corps, avec un crâne compact adapté au fouissage. Leurs yeux sont extrêmement réduits, souvent recouverts d’écailles, ne percevant que la lumière. Leur bouche est petite, située ventralement, avec des dents uniquement sur la mâchoire supérieure, particularité unique chez les serpents. Leur peau est formée d’écailles lisses disposées en anneaux réguliers, facilitant la progression dans le sol. Leur queue est courte, souvent terminée par une épine caudale servant d’appui. Ils sont fouisseurs stricts, vivant dans les sols meubles, la litière ou sous les pierres. Leur alimentation est spécialisée : fourmis, termites, larves, qu’ils avalent entières grâce à une mâchoire peu mobile. Leur taille varie de 10 à 40 cm, rarement plus.

Classification des Scolecophidias au sein des Reptiles Les Scolecophidias appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à la classe Reptilia, et à l’ordre Squamata, qui regroupe lézards, serpents et amphisbènes. Au sein des serpents (Serpentes), ils constituent le sous‑ordre ou infra‑ordre Scolecophidia, considéré comme le groupe le plus basal des serpents. Ils se distinguent des serpents plus évolués (Alepidephidia) par leur morphologie primitive, leur vision réduite, leur dentition limitée, et leur mode de vie fouisseur. Ils représentent une lignée ancienne, apparue il y a plus de 100 millions d’années, conservant des traits proches des premiers serpents terrestres fouisseurs.

Groupes principaux des Scolecophidias Les Scolecophidias se répartissent en trois familles principales. Les Typhlopidae regroupent les serpents‑vers vrais, très répandus dans les régions tropicales, à corps lisse et tête arrondie, souvent associés aux fourmilières et termitières. Les Leptotyphlopidae regroupent les serpents‑vers minces, très petits, à corps extrêmement fin, souvent spécialisés dans la prédation des larves de fourmis. Les Anomalepididae regroupent des espèces d’Amérique centrale et du Sud, plus rares, présentant des traits encore plus primitifs, comme des dents asymétriques ou une vision légèrement plus développée. Ces familles illustrent la diversité discrète mais réelle des Scolecophidias, toutes adaptées à une vie souterraine spécialisée et à une alimentation micro‑insectivore.

Alethinophidias
(env 520 gen, env 3.000 esp)

1. Morphologie et description
 2. Taille et poids
 3. Classification des Alethinophidias au sein des Reptiles
3. Groupe principaux des Alethinophidias

Morphologie et description des Alethinophidias Les Alethinophidias sont des serpents évolués, de taille très variable, au corps allongé, recouvert d’écailles kératinisées, avec une tête bien différenciée du corps. Ils possèdent des yeux fonctionnels, souvent avec pupille verticale ou ronde, et un organe de Jacobson très développé. Leur crâne est hautement kinétique, permettant une ouverture de bouche extrême grâce à des mâchoires mobiles et des ligaments élastiques. Ils présentent des vertèbres nombreuses, un squelette axial flexible, et une musculature puissante. Leur langue est bifide, utilisée pour la détection chimique. Leur dentition varie selon les groupes : dents simples, dents à venin antérieures (protéroglyphes), ou postérieures (opisthoglyphes). Leur taille varie de 30 cm à plus de 10 m (pythons et anacondas). Leur écologie est très diversifiée : arboricole, terrestre, aquatique, fouisseuse, nocturne ou diurne, avec des régimes carnivores spécialisés (rongeurs, oiseaux, poissons, reptiles, parfois grands mammifères).

Classification des Alethinophidias au sein des Reptiles Les Alethinophidias appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à la classe Reptilia, et à l’ordre Squamata. Au sein des serpents (Serpentes), ils constituent l’infra‑ordre Alethinophidia, opposé aux Scolecophidia (serpents‑vers primitifs). Ils regroupent la quasi‑totalité des serpents modernes, caractérisés par un crâne très mobile, une vision plus développée, une dentition diversifiée et une grande variété d’adaptations écologiques. Ils représentent une lignée apparue il y a environ 90 millions d’années, ayant donné naissance à la majorité des serpents actuels, y compris les espèces venimeuses.

Groupes principaux des Alethinophidias Les Alethinophidias se répartissent en deux grands ensembles. Les Henophidia regroupent les serpents “primitifs” mais déjà évolués : Boidae (boas, anacondas), Pythonidae (pythons), Tropidophiidae, Uropeltidae (serpents fouisseurs), Aniliidae (serpent corail faux), Xenopeltidae (serpent irisé). Ces serpents présentent souvent des vestiges de membres postérieurs (éperons pelviens) et une dentition non venimeuse. Les Caenophidia regroupent les serpents “modernes”, très diversifiés, incluant les Colubridae (couleuvres), Elapidae (cobras, mambas, serpents corail), Viperidae (vipères, crotales), Homalopsidae (serpents aquatiques), et d’autres familles spécialisées. Ce groupe comprend la majorité des serpents venimeux, avec des systèmes d’inoculation sophistiqués (crochets antérieurs fixes ou mobiles). Ces deux ensembles illustrent la diversité morphologique, écologique et fonctionnelle des Alethinophidias, allant des grands constricteurs aux serpents venimeux les plus spécialisés.

Crocodiliens
(3 gen, 23 esp)

1. Morphologie et description
 2. Taille et poids
 3. Classification des Crocodiliens au sein des Reptiles
3. Groupe principaux des Crocodiliens

Morphologie et description des Crocodiliens Les Crocodiliens sont des reptiles semi‑aquatiques, à corps massif, allongé, recouvert d’ostéodermes formant une cuirasse dorsale. Leur tête est large, aplatie, avec un museau allongé dont la forme varie selon les groupes. Leur mâchoire porte de nombreuses dents coniques, renouvelées continuellement, adaptées à la capture et à la rétention des proies. Leurs yeux, narines et oreilles sont situés sur le dessus de la tête, permettant une immersion discrète. Leur queue est puissante, comprimée latéralement, essentielle à la nage. Leurs membres sont courts mais robustes, avec des pieds palmés. Leur peau est épaisse, écailleuse, très résistante. Ils possèdent un cœur à quatre cavités, une caractéristique avancée parmi les reptiles. Leur respiration est assurée par des poumons efficaces, et leur thermorégulation est ectotherme. Leur taille varie de 1,5 m à plus de 6 m selon les espèces. Ils sont carnivores, opportunistes, capables de chasser dans l’eau comme sur terre.

Classification des Crocodiliens au sein des Reptiles Les Crocodiliens appartiennent au règne Animalia, au phylum Chordata, à la classe Reptilia, et à l’ordre Crocodylia. Ils constituent, avec les oiseaux, les derniers représentants vivants des Archosaures, groupe qui incluait aussi les dinosaures et les ptérosaures. Au sein des reptiles actuels, ils représentent une lignée hautement spécialisée, apparue il y a plus de 80 millions d’années, conservant des traits ancestraux tout en présentant des adaptations remarquables à la vie amphibie. Ils se distinguent des squamates (lézards, serpents) par leur anatomie crânienne, leur cœur à quatre chambres, leur comportement parental développé et leur croissance lente mais continue.

Groupes principaux des Crocodiliens Les Crocodiliens se répartissent en trois grandes familles. Les Crocodylidae regroupent les crocodiles vrais, à museau étroit ou triangulaire, souvent agressifs, vivant en Afrique, Asie, Amérique et Australie, incluant le crocodile du Nil et le crocodile marin. Les Alligatoridae regroupent les alligators et caïmans, à museau large et arrondi, vivant en Amérique et en Chine, incluant l’alligator du Mississippi et les caïmans sud‑américains. Les Gavialidae regroupent les gavials, à museau très long et étroit, spécialisés dans la capture de poissons, représentés aujourd’hui par le gavial du Gange et le faux gavial de Malaisie. Ces familles illustrent la diversité morphologique et écologique des Crocodiliens, allant des prédateurs généralistes aux spécialistes piscivores, toutes partageant une anatomie puissante et un mode de vie semi‑aquatique.

 

 

Rhynchocéphales
(1 gen, 1 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Statut actuel et effectif du Tuatara

      

Sphenodon punctatustuatara

     

 

Le Tuatara est endémique de Nouvelle‑Zélande. Il ne survit plus aujourd’hui que sur une cinquantaine de petites îles côtières du nord du pays, principalement dans la baie de Plenty, les îles Cook Strait et quelques sanctuaires insulaires protégés. Il a disparu du continent néo‑zélandais à cause des prédateurs introduits (rats, chiens, chats, mustélidés). Des programmes de réintroduction ont permis son retour dans quelques réserves continentales clôturées et exemptes de prédateurs.

Le Tuatara est un reptile de taille moyenne. Les adultes mesurent généralement 50 à 75 cm de longueur totale, avec un poids variant entre 0,5 et 1,3 kg. Les mâles sont plus grands et plus robustes que les femelles. Les juvéniles sont beaucoup plus petits et restent vulnérables pendant plusieurs années.

Le Tuatara est un animal nocturne et froid‑adapté, actif même à des températures où la plupart des reptiles seraient léthargiques. Il occupe des terriers, souvent partagés avec des oiseaux marins comme les pétrels. Son régime alimentaire est carnivore : insectes, vers, araignées, escargots, lézards, jeunes oiseaux et parfois œufs. Sa reproduction est extrêmement lente : maturité sexuelle vers 10 à 20 ans, accouplement au printemps, ponte de 6 à 15 œufs, et incubation pouvant durer 12 à 15 mois, l’une des plus longues chez les reptiles. Les jeunes naissent en été et sont très sensibles à la prédation. Le sexe dépend de la température d’incubation, phénomène appelé détermination sexuelle thermique.

Le Tuatara est le dernier représentant vivant des Rhynchocéphales, un groupe de reptiles très ancien apparu au Trias, il y a plus de 240 millions d’années. Il n’est ni un lézard ni un serpent, bien qu’il leur ressemble superficiellement. Il possède des caractéristiques uniques : un troisième œil pariétal visible chez les jeunes, une dentition acrodonte soudée à la mâchoire, une croissance lente, une longévité exceptionnelle pouvant dépasser 100 ans, et une physiologie adaptée aux climats frais. Il est souvent qualifié de fossile vivant, même si ce terme est imparfait scientifiquement.

Le Tuatara est classé “Near Threatened” (Quasi menacé) par l’UICN. Son statut s’est amélioré grâce à des programmes intensifs de conservation. La population totale est estimée à plus de 60 000 individus, mais répartis en petites colonies isolées. Les principales menaces sont les prédateurs introduits, la perte d’habitat, la faible diversité génétique, et le réchauffement climatique, qui pourrait perturber le ratio des sexes à cause de la détermination sexuelle thermique. Des programmes de reproduction en captivité, de translocation et de sanctuarisation des îles ont permis de stabiliser et parfois d’augmenter les populations.