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Classification (16
gen, env 103 esp)
Poissons-Ostéichtyens-Actinoptérygiens-Téléostéens-Characiformes
-Serrasalmidés
(Piranhas et assimilés)
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Genres |
Espèces representatives |
Description |
Acnodon
(3 espèces) |
Acnodon oligacanthus Pacou oligacanthe
Acnodon normani Pacou de Norman
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Catoprion
(1 espèce) |
Catoprion mento — le Catoprion mentonnier
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Colossoma
(1 espèce) |
Colossoma macropomum — le Pacu noir (ou Tambaqui)
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Metynnis
(env 15 espèces) |
Metynnis hypsauchen – Dollar d’argent
Metynnis lippincottianus – Metynnis orné
Metynnis maculatus – Metynnis tacheté
Metynnis mola – Metynnis à tache humérale
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Mylesinus
(3 espèces) |
Mylesinus schomburgkii Mylesinus de Schomburgk
Mylesinus paucisquamatus Mylesinus à écailles réduites
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Myleus
(5 espèces) |
Myleus setiger Pacu à nageoires rayées
Myleus pacu Pacu commun
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Myloplus
(env 15 espèces ) |
Myloplus rubripinnis (Pacu à nageoires rouges)
Myloplus schomburgkii (Dollar d’argent)
Myloplus planquettei (Pacu de Guyane)
Myloplus asterias (Pacu étoilé)

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Mylossoma
(5 espèces) |
Mylossoma aureum Mylossome doré
Mylossoma duriventre Mylossome à ventre dur
Mylossoma acanthogaster Mylossome à ventre épineux
Mylossoma unimaculatum Mylossome à tache unique

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Ossubtus
(1 espèce) |
Pacou du Rio Xingu (Ossubtus xinguense)
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Piaractus
(3 espèces) |
Piaractus brachypomus — Pacu rouge
Piaractus mesopotamicus — Pacu du Paraná
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Pristobrycon
(5
espèces) |
Pristobrycon calmoni — Pristobrycon de Calmon
Pristobrycon careospinus — Pristobrycon Ã
épines absentes,
Pristobrycon maculipinnis — Pristobrycon Ã
nageoires tachetées
Pristobrycon striolatus — Pristobrycon strié
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Pygocentrus
(3 espèces)1. Taille et poids
2. Distribution géographique et habitat
3. Mode de vie et reproduction
4. Particularité des
Pygocentrus
5. Dangerosité de certaines espèces
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Pygocentrus nattereri — Piranha à ventre rouge
Pygocentrus cariba — Piranha aux oreilles noires
Pygocentrus piraya — Piranha à queue noire

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Les
Pygocentrus sont des piranhas de taille moyenne à grande. Le
Pygocentrus nattereri atteint généralement 25 à 30 cm en
aquarium, parfois plus en milieu naturel. Le Pygocentrus piraya
peut dépasser 40 à 50 cm et devenir très massif. Le Pygocentrus
cariba atteint 25 Ã 30 cm. Leur poids varie de quelques
centaines de grammes à plusieurs kilos pour les plus grands
individus, surtout chez Pygocentrus piraya.
Les Pygocentrus vivent en
Amérique du Sud, principalement dans le bassin de l’Amazone,
de l’Orénoque et dans divers affluents tropicaux.
Pygocentrus nattereri est largement distribué dans l’Amazone et
le Paraguay. Pygocentrus cariba est typique du bassin de
l’Orénoque. Pygocentrus piraya est endémique du Rio São
Francisco au Brésil. Ils habitent des eaux calmes ou modérément
courantes, souvent turbides, riches en végétation, racines et zones
inondées.
Les Pygocentrus sont grégaires,
vivant en groupes plus ou moins lâches, ce qui les distingue des
Serrasalmus solitaires. Ils chassent en opportunistes, se
nourrissant de poissons, invertébrés, fruits, graines et charognes.
La reproduction se fait en saison des pluies. Le couple forme un nid
dans la végétation ou sur un substrat dégagé. Le mâle garde les œufs
et les larves, montrant un comportement parental marqué. En
aquarium, la reproduction est rare mais possible dans de très grands
volumes.
Les Pygocentrus se distinguent par
leur comportement grégaire, leur puissance musculaire et leur
mâchoire très développée. Contrairement aux Serrasalmus, ils
peuvent vivre en groupe si le volume est suffisant. Leur coloration
est souvent spectaculaire, notamment chez Pygocentrus piraya,
considéré comme l’un des plus beaux piranhas avec ses reflets dorés
et argentés. Leur comportement est plus social, mais aussi plus
explosif lors des repas ou en période de stress.
Les Pygocentrus, notamment
Pygocentrus nattereri, sont considérés comme les piranhas les
plus dangereux, capables de sectionner un doigt ou un orteil
grâce à leurs dents triangulaires très tranchantes et à l’une
des mâchoires les plus puissantes du règne animal . Leur
dangerosité envers l’humain est cependant largement surestimée
: les morsures surviennent surtout lors de captures par des
pêcheurs, lorsque les poissons sont manipulés hors de l’eau, ou
lors de conditions extrêmes comme la saison sèche, où les
individus sont piégés, affamés et regroupés en forte densité,
ce qui peut les rendre agressifs envers tout ce qui entre en contact
avec l’eau . En conditions normales, ils sont peu enclins Ã
attaquer l’humain, vivant en bancs structurés et se nourrissant
principalement de poissons et de charognes. Leur dangerosité est
donc contextuelle : faible en milieu naturel stable, mais
potentiellement élevée en situation de stress écologique (eaux
basses, manque de nourriture, surdensité).
En résumé, les Pygocentrus sont capables de morsures
sévères, mais les attaques sur l’humain sont rares,
non létales et généralement liées à des circonstances
particulières. Leur dangerosité réelle est modérée, loin du
mythe populaire, mais nettement supérieure à celle des
Serrasalmus. |
Pygopristis
(1 espèce)1. Taille et poids
2. Distribution géographique et habitat
3. Mode de vie et reproduction
4. Particularité du P.
denticulata
5. Dangerosité
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Pygopristis denticulata (Pygopristis
denticulé)
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Le
Pygopristis denticulata atteint une taille maximale d’environ
21,5 cm de longueur totale. Aucun poids standardisé n’est fourni
dans les sources, mais à cette taille, il s’agit d’un poisson
relativement léger, bien plus petit que les grands piranhas du genre
Pygocentrus. L’espèce est considérée comme rare dans
les inventaires halieutiques .
L’espèce est strictement
sud‑américaine. Elle est présente dans le bassin de
l’Orénoque, dans les rivières du Bouclier des Guyanes
(Guyana, Suriname, Guyane française), ainsi que dans les
tributaires de l’Amazone inférieur au Brésil. Elle est également
signalée dans les rivières Essequibo, Rupununi et Suriname . Son
habitat est eau douce tropicale, en zones benthopélagiques,
c’est‑à ‑dire qu’elle évolue à la fois près du fond et dans la
colonne d’eau. Elle fréquente les rivières claires ou noires
typiques des Guyanes.
Les données sur la reproduction sont
limitées, mais comme la plupart des Serrasalmidés, l’espèce est
ovipare. Elle possède une dentition puissante et se
nourrit probablement d’invertébrés, de petits poissons et de
matières organiques, même si son régime précis n’est pas détaillé
dans les sources. Son comportement général est similaire à celui des
piranhas, mais elle est considérée comme rare et moins
agressive que les espèces du genre Pygocentrus .
La particularité majeure est qu’il s’agit
de la seule espèce du genre Pygopristis, ce qui en
fait un taxon monospécifique. Sa dentition est lobée
et non strictement triangulaire comme chez les piranhas classiques,
d’où son nom anglais lobetoothed piranha. Son étymologie
reflète cette morphologie : • Pygopristis = du grec pyge
(croupe) + pristis (scie) • denticulata = « dentelée »
Cette combinaison souligne la forme particulière de ses dents et de
sa mâchoire .
Le Pygopristis denticulata possède
une dentition capable de causer des morsures sérieuses, mais
il n’est pas considéré comme dangereux pour l’humain dans des
conditions normales. Les sources indiquent qu’il peut provoquer des
blessures, mais il n’a pas la réputation agressive des piranhas du
genre Pygocentrus (comme P. nattereri) . Il est classé
Least Concern (LC) par l’IUCN, et n’est pas associé à des
incidents notables. Dans plusieurs États américains, il est
néanmoins interdit d’importation car il est classé parmi les
« piranhas » réglementés, non pour sa dangerosité directe mais pour
des raisons de gestion écologique |
Serrasalmus
(env. 32 espèces)1. Taille et poids
2. Distribution géographique et habitat
3. Mode de vie et reproduction
4. Particularité des
Serrasalmus
5. Dangerosité de certaines espèces
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Serrasalmus rhombeus — Piranha noir
(moins de 50 cm, moins de 4 kg)
Serrasalmus sanchezi — Piranha rubis
(moins de 15 cm, moins de 200 g)
Serrasalmus spilopleura — Piranha à bande
sombre(moins de 30 cm, moins de 300 g)
Serrasalmus maculatus Piranha tacheté
(moins de 35 cm, moins de 450 g)
Serrasalmus gouldingi Piranha de Goulding
(moins de 25 cm, moins de 350 g)
Serrasalmus altuvei Piranha d’Altuve
(moins de 20 cm, moins de 200 g)

Serrasalmus manueli Piranha géant de Manuel(moins
de 60 cm, moins de 4 kg)
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Les
Serrasalmus mesurent généralement entre 15 et 30 cm,
certaines espèces atteignant 35 à 45 cm comme Serrasalmus
rhombeus ou Serrasalmus manueli. Leur poids varie de
300 g à 2 kg, avec des individus exceptionnels dépassant
légèrement ces valeurs. Leur corps est comprimé latéralement,
puissant et adapté aux attaques rapides.
Les Serrasalmus vivent
exclusivement en Amérique du Sud. Ils sont présents dans les
bassins de l’Amazone, de l’Orénoque, du Tocantins,
du Paraguay et des Guyanes. Ils occupent les rivières
lentes, les zones inondées, les lacs amazoniens, les eaux noires,
claires ou turbides, ainsi que les zones encombrées de racines et de
végétation. Certaines espèces préfèrent les eaux profondes et
calmes, d’autres les zones littorales.
Les Serrasalmus sont des poissons
solitaires, territoriaux et agressifs entre eux. Ils se
nourrissent de poissons, de nageoires d’autres espèces,
d’invertébrés, de charognes et parfois de fruits. Leur stratégie de
prédation repose souvent sur l’arrachage de morceaux de chair. La
reproduction a lieu durant la saison des pluies. Ils déposent leurs
œufs dans des zones protégées, mais les soins parentaux sont limités
comparés aux piranhas du genre Pygocentrus. Les jeunes
restent dans les zones peu profondes pour éviter la prédation.
Les Serrasalmus se distinguent par
une mâchoire extrêmement puissante, des dents
triangulaires très tranchantes, un comportement solitaire,
une agressivité intra‑spécifique élevée et une tendance Ã
arracher des morceaux plutôt qu’à consommer une proie entière.
Leur corps est plus comprimé et leur silhouette plus élancée que
celle des piranhas du genre Pygocentrus.Les Serrasalmus
présentent un degré de dangerosité faible pour l’humain mais
élevé pour les autres poissons, car ce sont des espèces
agressives, piscivores et parfois cannibales, dotées de dents
très tranchantes et d’une mâchoire puissante. Les données
disponibles indiquent qu’ils ne constituent pas une menace réelle
pour l’homme en milieu naturel, aucune attaque sérieuse n’étant
documentée, tandis qu’en aquarium ils sont connus pour mutiler ou
tuer d’autres poissons, y compris des congénères, ce qui impose
souvent une maintenance en solitaire. Leur dangerosité est donc
essentiellement intra‑ et interspécifique, liée à leur
comportement territorial et prédateur, et non à un risque pour
l’être humain. |
Tometes
(7 espèces) |
Tometes camunani — Tometes du Trombetas
Tometes lebaili — Tometes de Lebail
Tometes makue — Tometes de l’Orénoque
Tometes trilobatus — Tometes trilobé

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Utiaritichthys
(2 espèces) |
Utiaritichthys sennaebragai Pacou de Senna-Braga
Utiaritichthys longidorsalis Pacou à longue dorsale

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