Siluriformes

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Classification (env 500 gen, env 4.100 esp)
Poissons-Ostéichtyens-Actinoptérygiens-Téléostéens-Siluriformes
(Silures, corydoras... poissons-chats.)

 

Superfamilles

Espèces représentatives

Description

Loricarioidés
(env 110 gen, env 1.900 esp)

1. Taille et poids
2. Distribution géographique et habitat
3. Mode vie et reproduction
4. Particularité des Loricarioidés
5. 
Genres principaux

 

Hypostomus plecostomuspléco commun
 Hypancistrus zebrapoisson‑zèbre
Ancistrus cirrhosus
ancistrus commun
Ancistrus claro
ancistrus claro
Corydoras paleatus
corydoras poivré
 Corydoras aeneuscorydoras bronze
Otocinclus vittatus
otocinclus rayé
Farlowella acus
poisson‑bâton

                      

 

Les Loricarioidés présentent une grande variation de tailles. La majorité des espèces mesure entre 4 et 20 cm, notamment les Callichthyidae (corydoras) et de nombreux petits Loricariidae. Les espèces moyennes atteignent 30 à 50 cm, comme certains Hypostomus, Pterygoplichthys ou Panaqolus. Les plus grandes espèces, comme Acanthicus hystrix ou certains Panaque, dépassent 80 cm et peuvent atteindre 3 à 5 kg. À l’opposé, des espèces miniatures comme Otocinclus, Hisonotus ou Parotocinclus mesurent moins de 3 cm. Les Aspredinidae (poissons‑chats banjo) restent généralement petits, entre 5 et 15 cm, tandis que les Trichomycteridae montrent une grande variabilité, de quelques centimètres à plus de 25 cm.

Les Loricarioidés sont presque exclusivement distribués en Amérique du Sud, en Amérique centrale et dans le sud du Mexique. Leur diversité est maximale dans les bassins de l’Amazone, de l’Orénoque, du Paraná, du Tocantins et du Magdalena. Ils occupent une grande variété d’habitats d’eau douce : rivières rapides, ruisseaux de montagne, zones rocheuses, plaines inondables, forêts submergées, marécages, fonds vaseux, eaux noires, eaux claires et eaux turbides. Beaucoup sont strictement benthiques, vivant au contact du fond. Certaines espèces colonisent des grottes, d’autres tolèrent des eaux très pauvres en oxygène, et quelques‑unes vivent en eaux saumâtres.

Les Loricarioidés sont majoritairement benthique, souvent nocturnes ou crépusculaires. Ils se nourrissent en raclant les surfaces, en fouillant le substrat ou en filtrant les débris organiques. Leur comportement est souvent territorial, surtout chez les mâles. La reproduction varie selon les familles. Les Loricariidae montrent souvent des soins parentaux, le mâle gardant les œufs dans une cavité, un tube, une racine ou une paroi rocheuse. Les Callichthyidae (corydoras) présentent des comportements reproducteurs complexes, parfois en groupe. Les Aspredinidae ont des stratégies originales, certaines femelles portant les œufs collés sous leur ventre. Les Trichomycteridae incluent des espèces fouisseuses, cavernicoles ou parasites, avec des modes de reproduction adaptés à leur niche. Globalement, la reproduction implique souvent une ponte protégée, un soin parental et une forte adaptation à l’habitat local.

Les Loricarioidés sont les seuls poissons‑chats à combiner une cuirasse complète de plaques osseuses avec une bouche ventrale en ventouse. Cette combinaison unique leur permet de s’accrocher aux rochers dans les torrents rapides et de racler les surfaces pour se nourrir. Leur diversité morphologique est exceptionnelle : respiration intestinale chez certains Loricariidae, parasitisme sanguin chez les Vandellia (candirus), camouflage extrême chez les Aspredinidae, adaptation aux eaux acides ou pauvres en oxygène, ou encore capacité à vivre dans des habitats très spécialisés comme les rapides andins. Leur appareil buccal est l’un des plus spécialisés de tous les poissons d’eau douce.

Les Loricarioidés regroupent plusieurs familles majeures, chacune avec des genres emblématiques. Loricariidae : Hypostomus, Ancistrus, Panaque, Panaqolus, Acanthicus, Otocinclus, Hemiancistrus, Peckoltia, Loricaria, Rineloricaria, Farlowella. Callichthyidae : Corydoras, Brochis, Aspidoras, Callichthys, Hoplosternum. Trichomycteridae : Trichomycterus, Vandellia, Ituglanis, Eremophilus. Aspredinidae : Aspredo, Platystacus, Bunocephalus. Scoloplacidae : Scoloplax. Nematogenyidae : Nematogenys (genre unique).

Siluroidés
(env 65 gen, env 600 esp)

1. Taille et poids
2. Distribution géographique et habitat
3. Mode vie et reproduction
4. Particularité des Siluroidés
5. 
Genres principaux

 

Silurus glanissilure glane
Silurus aristotelissilure d’Aristote
Ictalurus punctatuspoisson‑chat américain
Ameiurus melas
poisson‑chat noir
Pangasianodon hypophthalmus
pangasius
Pangasius sanitwongsei
pangasius géant
Pseudoplatystoma fasciatum
surubi tigré Brachyplatystoma rousseauxiidourado

                     

 

Les Siluroidés présentent une très grande variation de tailles. La majorité des espèces mesure entre 10 et 40 cm, notamment chez les Heptapteridae, Pimelodidae de petite taille et de nombreux Clariidae. Les espèces moyennes atteignent 50 à 100 cm, comme plusieurs Pimelodus, Ictalurus ou Clarias. Les plus grandes espèces dépassent 2 mètres, comme le Silure glane – Silurus glanis, pouvant atteindre 2,5 m et plus de 100 kg, ou le Piraíba – Brachyplatystoma filamentosum, pouvant dépasser 3 m et 150 kg. À l’opposé, certaines espèces miniatures comme Tatia, Microglanis ou Amblyceps mesurent moins de 5 cm. Leur poids varie donc de quelques grammes à plus de 100 kg selon les espèces.

Les Siluroidés sont présents sur tous les continents, sauf l’Antarctique. Leur diversité est maximale en Amérique du Sud, dans les bassins de l’Amazone, de l’Orénoque et du Paraná. L’Afrique abrite de nombreuses espèces, notamment dans les bassins du Congo, du Nil et du Niger. En Asie, ils sont très répandus dans les fleuves de l’Inde, de la Chine et de l’Asie du Sud‑Est. En Amérique du Nord, ils dominent les eaux douces avec les Ictaluridae. En Europe, seule une poignée d’espèces est native, dont le Silure glane. Leur habitat est presque exclusivement dulçaquicole, incluant rivières, lacs, marécages, zones inondées, eaux lentes ou rapides. Certaines espèces vivent dans des grottes, d’autres tolèrent des eaux très pauvres en oxygène. Quelques espèces fréquentent les eaux saumâtres ou côtières, mais cela reste rare.

Les Siluroidés sont majoritairement benthiques, souvent nocturnes, utilisant leurs barbillons pour détecter les proies dans les eaux troubles. Leur régime alimentaire varie : insectivores, piscivores, détritivores, omnivores ou filtreurs. Beaucoup sont territoriaux et se cachent dans les racines, cavités ou fonds vaseux. Leur reproduction varie selon les familles. Les Clariidae construisent des nids et protègent les œufs. Les Ictaluridae montrent des soins parentaux, le mâle gardant les œufs dans une cavité. Les Pimelodidae effectuent parfois des migrations reproductrices. Les Ariidae (marins et saumâtres) pratiquent l’incubation buccale, le mâle portant les œufs dans sa bouche. Globalement, la reproduction implique souvent une ponte protégée, un soin parental et une forte adaptation au milieu local.

Les Siluroidés se distinguent par plusieurs traits uniques. Ils possèdent des barbillons sensoriels très développés, parfois jusqu’à huit, leur permettant de percevoir les vibrations et les odeurs dans les eaux turbides. Leur corps est généralement dépourvu d’écailles, remplacé par une peau nue ou parfois par une armure partielle. Ils possèdent souvent un rayon épineux robuste aux nageoires pectorales et dorsales, parfois venimeux. Leur squelette crânien est fortement ossifié, et leur bouche est large, souvent infère. Beaucoup d’espèces peuvent respirer l’air atmosphérique, notamment les Clariidae grâce à un organe suprabranchial. Leur diversité morphologique est immense, allant des poissons‑chats géants aux espèces miniatures, des formes cavernicoles aux espèces électriques comme Malapterurus.

Les Siluroidés regroupent de nombreuses familles, chacune avec des genres emblématiques. Pimelodidae : Pimelodus, Brachyplatystoma, Pseudoplatystoma, Sorubim. Ictaluridae : Ictalurus, Ameiurus, Noturus. Clariidae : Clarias, Heterobranchus, Clariallabes. Ariidae (souvent marins) : Arius, Bagre, Cathorops. Heptapteridae : Rhamdia, Heptapterus, Imparfinis. Siluridae : Silurus, Wallago, Kryptopterus. Bagridae : Mystus, Bagrus, Hemibagrus. Malapteruridae : Malapterurus (poissons‑chats électriques). Amblycipitidae : Amblyceps, Liobagrus.

Doradoidés
(env 45 gen, 330 esp)

 

1. Taille et poids
2. Distribution géographique et habitat
3. Mode vie et reproduction
4. Particularité des Doradoidés
5. 
Genres principaux

 

Acanthodoras spinosissimusdorade épineuse
Platydoras armatulus
poisson‑chat rayé
Aspredo aspredo
poisson‑chat banjo géant
Bunocephalus coracoideus
poisson‑chat banjo commun
Auchenipterus nuchalis
poisson‑chat à nuque noire
Tatia intermedia
tatia intermédiaire
Oxydoras niger
dorade noire
Megalechis thoracata
poisson‑chat cuirassé de Thoracata

                      

 

Les Doradoidés présentent des tailles très variables selon les espèces. La majorité mesure entre 15 et 40 cm, comme Platydoras, Amblydoras ou Agamyxis. Les espèces moyennes atteignent 50 à 70 cm, notamment certains Oxydoras et Megalodoras. Les plus grandes espèces dépassent 1 mètre, comme Oxydoras niger, pouvant atteindre 12 à 15 kg. Les plus petites espèces, comme Physopyxis, mesurent moins de 5 cm. Leur poids varie donc de quelques grammes à plus de 10 kg pour les plus grands représentants.

Les Doradoidés sont strictement distribués en Amérique du Sud, dans les bassins de l’Amazone, de l’Orénoque, du Paraná, du Tocantins, du Rio Negro, du Madeira et de nombreux affluents. Ils vivent exclusivement en eaux douces. Leur habitat est varié : rivières lentes, zones inondées, forêts submergées, marécages, fonds vaseux, eaux noires, eaux turbides et zones rocheuses. Beaucoup d’espèces sont benthiques, se cachant sous les racines, les troncs ou dans les crevasses. Certaines espèces préfèrent les eaux profondes des grands fleuves, d’autres les zones calmes des plaines inondables.

Les Doradoidés sont majoritairement nocturnes et benthiques. Ils utilisent leurs barbillons pour détecter les proies dans les eaux sombres. Leur régime alimentaire est varié : invertébrés, mollusques, petits poissons, détritus, fruits tombés dans l’eau. Beaucoup d’espèces sont calmes et adoptent un comportement discret, se cachant le jour. Leur reproduction est encore mal connue pour plusieurs genres, mais elle implique généralement une ponte en zone protégée, souvent dans les racines ou les cavités. Certaines espèces migrent localement pendant la saison des pluies. Les soins parentaux sont limités, contrairement aux Ictaluridae ou aux Loricariidae.

Les Doradoidés sont reconnaissables à leur cuirasse de plaques osseuses latérales, formant une véritable armure. Ils possèdent des épines pectorales et dorsales très robustes, capables de se verrouiller en position défensive. Beaucoup d’espèces produisent des sons en frottant leurs épines contre leur ceinture scapulaire, un comportement appelé stridulation, utilisé pour la communication ou la défense. Leur corps est souvent massif, avec une tête large et un profil trapu. Ils sont également connus pour leur résistance aux eaux pauvres en oxygène et aux environnements difficiles. Leur apparence épineuse et leur cuirasse en font l’un des groupes les plus caractéristiques des poissons‑chats sud‑américains.

Les Doradoidés regroupent plusieurs genres emblématiques d’Amérique du Sud. Doradidae : Oxydoras, Megalodoras, Platydoras, Amblydoras, Agamyxis, Trachydoras, Nemadoras, Leptodoras, Orinocodoras, Anadoras, Physopyxis. Les genres les plus connus en aquariophilie sont Platydoras armatulus (poisson‑chat rayé), Agamyxis pectinifrons (poisson‑chat domino) et Amblydoras hancockii.

Ariioidés
(env 30 gen, env 150 esp)

 

1. Taille et poids
2. Distribution géographique et habitat
3. Mode vie et reproduction
4. Particularité des Ariioidés
5. 
Genres principaux

 

Arius ariuspoisson‑chat marin indien
 Arius maculatuspoisson‑chat tacheté
Cathorops spixii
poisson‑chat de Spix
Cathorops agassizii
poisson‑chat d’Agassiz
Sciades herzbergii
poisson‑chat de Herzberg
 Sciades parkeripoisson‑chat de Parker
Bagre marinus
poisson‑chat marin atlantique
Bagre bagre
poisson‑chat bagre

                     

 

Les Ariioidés présentent des tailles très variables selon les espèces. La majorité mesure entre 20 et 50 cm, comme Arius, Cathorops ou Galeichthys. Les espèces moyennes atteignent 60 à 80 cm, notamment certains Bagre et Sciades. Les plus grandes espèces dépassent 1 mètre, comme Arius gigas ou Sciades parkeri, pouvant atteindre 10 à 15 kg. Les plus petites espèces mesurent environ 10 à 15 cm. Leur poids varie donc de quelques dizaines de grammes à plus de 10 kg pour les plus grands représentants.

Les Ariioidés sont largement distribués dans les zones tropicales et subtropicales du globe. On les trouve dans les côtes de l’Atlantique, de l’Indo‑Pacifique, de la mer Rouge, du golfe du Mexique, de l’océan Indien et des côtes d’Amérique du Sud. Ils vivent principalement en eaux marines côtières, dans les estuaires, les mangroves, les lagunes, les baies et les embouchures de fleuves. Beaucoup d’espèces tolèrent les eaux saumâtres, et certaines remontent même en eaux douces, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres. Leur habitat est donc très lié aux zones littorales tropicales, riches en nutriments et en abris.

Les Ariioidés sont majoritairement benthiques ou démersaux, vivant près du fond dans les zones côtières. Ils sont souvent nocturnes et utilisent leurs barbillons pour détecter les proies dans les eaux turbides. Leur régime alimentaire est varié : crustacés, mollusques, petits poissons, détritus et matières organiques. Leur reproduction est l’une des plus remarquables parmi les poissons‑chats. Les mâles pratiquent l’incubation buccale, portant les œufs dans leur bouche jusqu’à l’éclosion. Pendant cette période, ils cessent presque totalement de s’alimenter. Les jeunes restent parfois plusieurs jours dans la bouche du mâle après l’éclosion. Cette stratégie assure une protection maximale aux œufs et aux larves dans les milieux côtiers souvent instables.

Les Ariioidés sont les seuls poissons‑chats majoritairement marins. Leur particularité la plus célèbre est l’incubation buccale paternelle, rare chez les Siluriformes. Ils possèdent des épines pectorales et dorsales robustes, parfois venimeuses, utilisées pour la défense. Leur squelette crânien est fortement ossifié, et leur corps est généralement dépourvu d’écailles. Ils tolèrent de fortes variations de salinité, ce qui leur permet de vivre dans des milieux très changeants comme les estuaires et les mangroves. Leur capacité à coloniser les zones côtières tropicales en fait un groupe unique parmi les poissons‑chats.

Les Ariioidés regroupent plusieurs genres importants, largement distribués dans les zones tropicales. Arius : l’un des genres les plus répandus, présent dans tout l’Indo‑Pacifique. Bagre : espèces marines et saumâtres d’Amérique centrale et du Sud. Cathorops : très commun dans les estuaires et mangroves d’Amérique tropicale. Sciades : grands poissons‑chats côtiers d’Amérique du Sud. Galeichthys : espèces africaines et sud‑africaines. Notarius : poissons‑chats marins d’Amérique centrale et du Sud. Hexanematichthys : espèces indo‑pacifiques de grande taille.

Plotosoidés
( 10 gen, env 80 esp)

 

1. Taille et poids
2. Distribution géographique et habitat
3. Mode vie et reproduction
4. Particularité des Plotosoidés
5. 
Genres principaux

 

Plotosus lineatuspoisson‑chat rayé
Plotosus canius
poisson‑chat canius
Tandanus tandanus
tandanus australien
 Tandanus bostockitandanus de l’Ouest
Neosilurus ater
neosilure noir
Neosilurus hyrtlii
neosilure d’Hyrtl
Euristhmus lepturus
poisson‑chat anguilliforme à queue fine
Cinetodus froggatti
cinetodus de Froggatt

                     

 

Les Plotosoidés présentent des tailles très variables. La majorité des espèces mesure entre 20 et 40 cm, comme Plotosus lineatus ou Plotosus canius. Les espèces moyennes atteignent 50 à 70 cm, notamment certains Euristhmus et Cnidoglanis. Les plus grandes espèces dépassent 1 mètre, comme Plotosus papuensis ou Cnidoglanis macrocephalus, pouvant atteindre 4 à 6 kg. Les plus petites espèces mesurent environ 10 à 15 cm. Leur morphologie anguilliforme leur donne un corps long et flexible, souvent plus massif que celui des poissons‑chats d’eau douce de taille équivalente.

Les Plotosoidés sont distribués dans l’Indo‑Pacifique, depuis la mer Rouge et l’océan Indien jusqu’à l’Australie, la Nouvelle‑Guinée, l’Indonésie, les Philippines et les îles du Pacifique. Ils vivent principalement en eaux marines côtières, dans les récifs coralliens, les lagons, les mangroves, les estuaires et les baies sableuses. Beaucoup d’espèces tolèrent les eaux saumâtres, et certaines remontent en eaux douces. Leur habitat est souvent associé aux zones tropicales riches en abris, où ils se cachent dans les crevasses, les rochers ou les racines de mangroves. Les juvéniles de certaines espèces forment des bancs compacts très caractéristiques.

Les Plotosoidés sont majoritairement nocturnes et benthiques, se nourrissant de crustacés, mollusques, vers, petits poissons et détritus. Ils utilisent leurs barbillons pour détecter les proies dans les eaux turbides ou dans les substrats meubles. Leur comportement social varie : certaines espèces sont solitaires, d’autres forment des groupes serrés, notamment les juvéniles de Plotosus lineatus. Leur reproduction est encore mal connue pour plusieurs espèces, mais elle implique généralement une ponte en zone protégée, parfois dans des cavités ou des anfractuosités. Les mâles de certaines espèces gardent les œufs ou les défendent, mais l’incubation buccale, typique des Ariioidés, n’existe pas chez les Plotosoidés. Les larves sont souvent pélagiques avant de rejoindre les habitats côtiers.

Les Plotosoidés sont les seuls poissons‑chats véritablement anguilliformes, avec un corps long, serpentiforme, et une nageoire dorsale fusionnée avec la caudale et l’anale, formant un ruban continu. Ils possèdent des épines pectorales et dorsales venimeuses, parmi les plus dangereuses de tous les poissons‑chats. Leur venin peut provoquer une douleur intense, des nécroses locales et, dans de rares cas, des accidents graves. Ils sont également connus pour les bancs compacts de juvéniles, formant des sphères ou des nuages mobiles pour se protéger des prédateurs. Leur capacité à vivre en mer, en saumâtre et parfois en eau douce en fait un groupe très adaptable.

Les Plotosoidés regroupent plusieurs genres importants de l’Indo‑Pacifique. Plotosus : le genre le plus connu, incluant Plotosus lineatus, célèbre pour ses bancs de juvéniles venimeux. Cnidoglanis : espèces côtières d’Australie et de Nouvelle‑Guinée. Euristhmus : poissons‑chats anguilliformes des zones sableuses et estuariennes. Neosilurus : espèces d’eau douce et saumâtres d’Australie et de Nouvelle‑Guinée. Tandanus : poissons‑chats anguilliformes d’eau douce australiens. Oloplotosus : espèces montagnardes de Nouvelle‑Guinée.

Ictaluroidés
(7 gen, env 70 esp)

 

1. Taille et poids
2. Distribution géographique et habitat
3. Mode vie et reproduction
4. Particularité des Ictaluroidés
5. 
Genres principaux

 

 

 

Ameiurus nebulosuspoisson‑chat nord-américain
Ictalurus furcatuspoisson‑chat bleu
Ameiurus melas
poisson‑chat noir
Noturus flavusmadtom jaune
Noturus gyrinus
madtom têtard
Pylodictis olivaris
poisson‑chat plat
Trogloglanis pattersoni
poisson‑chat cavernicole de Patterson

                       

 

Les Ictaluroïdés présentent des tailles très variables. La majorité des espèces mesure entre 15 et 40 cm, comme Noturus, Ameiurus ou de petits Ictalurus. Les espèces moyennes atteignent 50 à 80 cm, notamment Ictalurus punctatus (poisson‑chat américain). Les plus grandes espèces dépassent 1 mètre, comme Ictalurus furcatus ou Pylodictis olivaris, pouvant atteindre 30 à 50 kg. Les plus petites espèces du genre Noturus mesurent moins de 10 cm. Leur poids varie donc de quelques dizaines de grammes à plusieurs dizaines de kilos selon les espèces.

Les Ictaluroïdés sont presque exclusivement distribués en Amérique du Nord, depuis le Canada jusqu’au Mexique. Leur diversité est maximale dans les bassins du Mississippi, de l’Ohio, du Missouri, du Tennessee et des rivières du sud‑est des États‑Unis. Ils vivent principalement en eaux douces : rivières, lacs, étangs, marécages, zones lentes ou rapides. Certaines espèces tolèrent les eaux saumâtres, notamment près des estuaires. Ils affectionnent les habitats benthiques : fonds vaseux, zones rocheuses, cavités, racines submergées. Plusieurs espèces sont adaptées aux eaux turbides ou à faible teneur en oxygène.

Les Ictaluroïdés sont majoritairement benthiques et nocturnes, utilisant leurs barbillons pour détecter les proies dans les eaux troubles. Leur régime alimentaire est varié : invertébrés, petits poissons, détritus, matières organiques. Ils sont souvent territoriaux et se cachent dans les cavités, sous les rochers ou dans les racines. Leur reproduction implique généralement une ponte dans un nid ou une cavité. Le mâle garde les œufs, les ventile et protège les larves jusqu’à leur autonomie. Ce soin parental est l’une des caractéristiques les plus marquées du groupe. Certaines espèces effectuent des migrations locales pour rejoindre les zones de reproduction.

Les Ictaluroïdés se distinguent par plusieurs traits uniques. Ils possèdent des barbillons sensoriels très développés, une peau nue dépourvue d’écailles, et des épines pectorales et dorsales robustes, parfois venimeuses, capables de provoquer des blessures douloureuses. Leur squelette crânien est fortement ossifié, et leur bouche large leur permet d’ingérer des proies volumineuses. Ils sont parmi les poissons‑chats les mieux adaptés aux eaux froides, ce qui explique leur présence jusqu’au Canada. Leur soin parental poussé, leur tolérance aux eaux pauvres en oxygène et leur capacité à coloniser des milieux variés en font un groupe très résilient. Certaines espèces, comme Ictalurus punctatus, sont devenues des poissons d’élevage majeurs.

Les Ictaluroïdés regroupent plusieurs genres emblématiques d’Amérique du Nord. Ictalurus : grands poissons‑chats nord‑américains, dont Ictalurus punctatus et Ictalurus furcatus. Ameiurus : poissons‑chats bruns et noirs, très répandus dans les lacs et rivières. Noturus : petits poissons‑chats appelés « madtoms », souvent toxiques, mesurant moins de 15 cm. Pylodictis : Pylodictis olivaris, le poisson‑chat plathead, prédateur de grande taille. Prietella : espèces cavernicoles du Mexique, aveugles et adaptées aux grottes. Satan et Trogloglanis : poissons‑chats cavernicoles rares du Texas.

Amblycipitioidés
(env 4 gen, env 40 esp)

 

 

Sisorioidés
(env 20 gen, env 300 esp)

 

 

Bagrioidés
(env 20 gen, env 250 esp)

 

 

Pimelodoidés
(env 60 gen, env 400 esp)

 

 

Aspredinoidés
(env 13 gen, env 45 esp)

 

 

Cetopsoidés
(env 6 gen, env 120 esp)

 

 

Diplomystoidés
(1 gen, 3 esp)