Sauriens

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Classification ().
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Deutérostomiens-Vertébrés-Gnathostomes-Tétrapodes-Reptiles-Squamates-Sauriens (+++ fiches)
(Varans, lézards et assimilés)

 

 

Famille

Espèces representative

Description

Dibamidés
(
1 gen, 25 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Morsure et Dangerosité
7. Points communs et diversité des espèces chez les Dibamidés

Dibamus novaeguineaeDibame de Nouvelle-Guinée
Dibamus bourretiDibame de Bourret
Dibamus tiomanensisDibame de Tioman
Anelytropsis papillosusAnélytropsis papilleux

Les Dibamidés sont présents dans une large partie de l’Asie du Sud‑Est : Inde orientale, Thaïlande, Vietnam, Laos, Cambodge, Malaisie, Indonésie, Philippines, sud de la Chine, Sumatra, Bornéo et Nouvelle‑Guinée . Un seul genre, Anelytropsis, est endémique du nord‑est du Mexique . Ils vivent dans des forêts tropicales humides, sous la litière, dans les sols meubles et humides, où ils passent la quasi‑totalité de leur vie sous terre.

Les Dibamidés sont de petite taille, généralement quelques centimètres de long (inférence basée sur les descriptions de « small » et « tiny » dans les sources). Leur corps est fin, cylindrique et lisse, adapté au fouissage. Leur poids est très faible, comparable à celui d’un petit lézard insectivore (inférence, aucune donnée chiffrée disponible dans les sources).

Les Dibamidés sont fouisseurs, vivant presque entièrement sous terre. Ils sont carnivores, se nourrissant de petits insectes et autres invertébrés . Leur activité est discrète et lente, adaptée à un mode de vie à faible dépense énergétique. Leur reproduction est probablement ovipare, comme la majorité des lézards, mais les sources indiquent que leurs habitudes reproductives restent mal connues en raison de leur mode de vie souterrain .

Les Dibamidés sont des lézards sans pattes, ressemblant superficiellement à des serpents, mais appartenant bien aux lézards. Ils possèdent des yeux très réduits, recouverts d’écailles, ne percevant que les variations de lumière . Leur corps est lisse, brillant, facilitant la progression dans le sol. Ils sont extrêmement discrets, rarement observés par l’humain, et figurent parmi les lézards les plus spécialisés pour la vie souterraine.

Les Dibamidés sont totalement inoffensifs. Leur petite taille, leur faible force et leur mode de vie fouisseur les rendent incapables de causer une morsure dangereuse. Ils ne représentent aucun danger pour l’humain (inférence basée sur leur morphologie et leur régime alimentaire).

Les Dibamidés comprennent deux genres : Dibamus, avec 23 espèces réparties en Asie du Sud‑Est, et Anelytropsis, genre monotypique du Mexique . Points communs : absence de pattes, yeux réduits, corps cylindrique lisse, mode de vie fouisseur, insectivorie, petite taille. Diversité : malgré une morphologie très homogène, les espèces se distinguent par leur répartition géographique, de légères variations de taille, de coloration (bruns, gris), et des adaptations locales aux sols et micro‑habitats. Leur diversité est donc surtout biogéographique plutôt que morphologique.

Anguidés
(15 gen, env 100 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Morsure et Dangerosité
7. Points communs et diversité des espèces chez les Anguidés

 

 

Anguis fragilis Orvet fragile
(moins de 45 cm, quelques g)
Anguis colchica Orvet oriental
(moins de 20 cm, quelques g)
Ophisaurus ventralis
Lézard‑ver à bandes
(moins de 110 cm, moins de 600 g)
 Ophisaurus attenuatus Lézard‑ver atténué
(moins de 100 cm, quelques g)
 Ophisaurus gracilis Lézard‑ver gracile
(moins de 40 cm, quelques g)
 Gerrhonotus liocephalus Gerrhonote à large tête
(moins de 50 cm, quelques g)
 Elgaria multicarinata Alligator lézard à multiples carènes
(moins de 50 cm, quelques g)
 Elgaria coerulea Alligator lézard bleu
(moins de 30 cm, quelques g)

Les Anguidés sont largement répartis dans l’hémisphère Nord. Ils sont présents en Europe, Asie, Afrique du Nord et Amérique du Nord, selon les sous‑familles : les Anguinae (formes sans pattes comme Anguis fragilis) vivent en Europe, Asie et Afrique du Nord ; les Gerrhonotinae (alligator lizards) sont originaires d’Amérique du Nord et d’Amérique centrale ; les Diploglossinae (galliwasps, parfois séparés en famille distincte) se rencontrent au Mexique, en Amérique du Sud et dans les Caraïbes. Cette famille occupe des habitats très variés, allant des milieux xériques aux forêts tropicales .

La taille des Anguidés varie fortement : certaines espèces mesurent moins de 10 cm, tandis que d’autres atteignent 1 à 1,5 m de longueur. Leur poids varie en conséquence, des quelques grammes chez les plus petits à plusieurs centaines de grammes chez les plus grands (inférence basée sur les tailles rapportées). Cette diversité morphologique inclut des formes limbless (sans pattes) et des formes à pattes courtes mais robustes .

Les Anguidés sont carnivores ou insectivores, se nourrissant principalement d’insectes, mais les plus grandes espèces peuvent consommer de petits reptiles, amphibiens ou jeunes oiseaux. Ils sont majoritairement terrestres ou semi‑fouisseurs, à l’exception du genre Abronia, qui est arboricole. Leur reproduction est très variable : certaines espèces sont ovipares, d’autres vivipares, et les deux modes peuvent coexister dans un même genre .

Les Anguidés possèdent des ostéodermes sous les écailles, donnant un aspect armuré. Beaucoup présentent un pli latéral caractéristique le long du corps. Les espèces sans pattes ressemblent à des serpents mais s’en distinguent par la présence de paupières mobiles et d’oreilles externes (inférence basée sur les traits généraux des anguines). Certaines espèces, comme les glass lizards, peuvent autotomiser leur queue en de multiples fragments, d’où leur nom .

Les Anguidés sont peu agressifs et généralement inoffensifs pour l’humain. Leur morsure est faible, non venimeuse, et les espèces comme les slow worms ou les glass lizards sont timides et rarement mordent. Ils ne représentent aucun danger réel pour l’homme (inférence basée sur leur comportement décrit comme lent et discret).

Les Anguidés regroupent environ 89 à 100 espèces selon les classifications, réparties en 9 à 12 genres. Les points communs incluent la présence d’ostéodermes sous les écailles, un pli latéral caractéristique, des dents striées, un corps allongé, un mode de vie discret et un régime carnivore ou insectivore. La diversité du groupe se manifeste par l’existence de formes sans pattes comme Anguis et Ophisaurus, de formes à pattes courtes comme Gerrhonotus, d’espèces arboricoles appartenant au genre Abronia, ainsi qu’une amplitude de tailles allant d’environ 10 cm à 1,5 m. Les modes reproductifs sont également variés, certaines espèces étant ovipares tandis que d’autres sont vivipares. Cette diversité morphologique, écologique et reproductive reflète une évolution ancienne et un registre fossile riche, incluant notamment la sous‑famille éteinte des Glyptosaurinae, très bien représentée dans les dépôts du Cénozoïque.

Anniellidés

 

1 gen, 6 esp

Anniella pulchraLézard apode de Californie
Anniella stebbinsi Lézard apode de Stebbins

 

Diploglossidés

 

12 gen, env 50 esp

Diploglossus millepunctatus lézard à mille points
Diploglossus pleiiLézard de Porto Rico
Celestus marcanoiLézard de Marcano
Ophiodes vertebralisLézard serpentiforme vertébral

 

Xénosauridés

1 gen, 1 esp

Xenosaurus grandis  → Grand xénosaure

 

Carphodactylidés

7 gen, env 30 esp

Carphodactylus laevis Gecko à queue large
 Nephrurus levis Gecko à queue en forme de bouton Underwoodisaurus milii Gecko à queue épaisse de Milii Saltuarius cornutus Gecko feuillu cornu

 

Diplodactylidés

env 25 gen, env 150 esp

Diplodactylus vittatus Gecko rayé
Diplodactylus stenodactylus
Gecko à doigts fins
 Lucasium steindachneri Gecko de Steindachner
Rhacodactylus leachianus
Gecko géant de Leach

 

Eublepharidés

6 gen, env 30 esp

 

 

Gekkonidés
(env 60 gen, env 950 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Morsure et Dangerosité
7. Points communs et diversité des espèces chez les Gekkonidés

 

Gekko gecko Gecko tokay
Hemidactylus frenatus
Gecko commun
Ptyodactylus hasselquistii
Gecko à éventail
 Tarentola mauritanica Tarente de Maurétanie
 Stenodactylus petrii Sténodactyle de Petri
Lygodactylus capensis
Gecko nain du Cap
 Phelsuma madagascariensis Phelsume de Madagascar Cyrtopodion scabrum Gecko rugueux

Les Gekkonidés sont l’un des groupes de lézards les plus largement distribués au monde. Ils sont présents sur tous les continents sauf l’Antarctique, avec une forte diversité dans les régions tropicales et subtropicales. Ils occupent également de nombreuses îles isolées, ce qui explique leur diversification importante. Leur origine évolutive se situe probablement en Asie du Sud‑Est et Pacifique occidental .

Les geckos présentent une grande variabilité morphologique. • Taille : de 1,6 cm pour les plus petits à 60 cm pour les plus grands (ex. Gekko gecko) . • Poids : très variable selon les espèces, généralement de quelques grammes à plusieurs dizaines de grammes pour les plus grands. Ils sont donc parmi les lézards les plus diversifiés en taille.

Les geckos sont majoritairement nocturnes, bien que certaines espèces soient diurnes. • Nourriture : principalement insectivores, consommant insectes et autres petits invertébrés. Certaines espèces peuvent être omnivores ou frugivores. • Reproduction : la plupart pondent 1 à 2 œufs à coquille souple. Certaines espèces ont plusieurs pontes par an. • Comportement : ils sont connus pour leur capacité à grimper sur des surfaces lisses grâce à leurs lamelles adhésives sur les doigts. Ils peuvent aussi autotomiser leur queue pour échapper aux prédateurs .

Les Gekkonidés possèdent plusieurs traits uniques : • Ce sont les seuls lézards dotés d’une véritable voix, capables de produire des clics, cris, aboiements selon les espèces . • Leur peau est fine, fragile, parfois semi‑transparente, et peut se déchirer facilement pour échapper à un prédateur. • Leurs doigts adhésifs leur permettent de marcher au plafond, sur des vitres ou des surfaces verticales. • Certaines espèces ont des écailles oculaires transparentes à la place des paupières ; seules les espèces du sous‑groupe Eublepharinae possèdent de vraies paupières .

Les geckos sont non dangereux pour l’humain. • Leur morsure est faible, rarement douloureuse, et survient surtout en cas de manipulation brutale. • Ils ne sont pas venimeux. • Ils sont généralement inoffensifs, utiles et tolérés dans les habitations car ils consomment de nombreux insectes nuisibles.

Les Gekkonidés forment la plus grande famille de geckos, avec plus de 950 espèces réparties en plusieurs sous‑familles, dont la plus diversifiée est celle des Gekkoninae . Points communs : • Corps petit à moyen • Activité majoritairement nocturne • Régime insectivore • Capacité d’adhérence aux surfaces • Vocalisations • Autotomie de la queue.

Phyllodactylidés

 

env 10 gen, env 60 esp

Phyllodactylus tuberculosus Phyllodactyle tuberculeux
Asaccus gallagheri
Asaccus de Gallagher
Tarentola mauritanica
Tarente de Maurétanie
 Ptyodactylus hasselquistii Gecko à éventail
Thecadactylus rapicauda
Gecko à queue en massue
 Homonota fasciata Homonote fascié
 Goggia lineata Goggia lignée
Christinus marmoratus
Gecko marbré

 

Pygopodidés

7 gen, env 35 esp

Pygopus lepidopodus Lézard‑serpent à écailles
Lialis burtonis
Lézard‑serpent de Burton
 Delma fraseri Delma de Fraser
Aprasia repens
Aprasia rampante
Pletholax gracilis
Pletholax gracile
Ophidiocephalus taeniatus
Ophidiocephalus rayé
Paradelma orientalis
Paradelma oriental
Aclys concinna
Aclys élégante

 

Sphaerodactylidés

env 12 gen, env 200 esp

Sphaerodactylus notatus Sphérodactyle ponctué
 Gonatodes albogularis Gonatode à gorge blanche
Coleodactylus amazonicus
Coleodactyle d’Amazonie Chatogekko amazonicus Chatogekko d’Amazonie Lepidoblepharis xanthostigma Lépidoblépharis à tache jaune Pseudogonatodes furvus Pseudogonatode sombre
 Quedenfeldtia trachyblepharus Gecko diurne de l’Atlas Euleptes europaea Phyllodactyle d’Europe

 

Agamidés

env 50 gen, env 500 esp

Agama agama Agame commun
Agama mwanzae
Agame de Mwanza
Calotes versicolor
Calote versicolore
Calotes mystaceus
Calote moustachu
Pogona vitticeps
Dragon barbu
Pogona barbata
Dragon barbu oriental
Draco volans
Dragon volant
Stellagama stellio
Stellion
Hydrosaurus amboinensis  Dragon d'eau d'Amboine

 

Chaméléonidés

env 12 gen, env 200 esp

Chamaeleo chamaeleon Caméléon commun
Chamaeleo calyptratus
Caméléon casqué du Yémen
Furcifer pardalis
Caméléon panthère
 Furcifer oustaleti Caméléon géant de Madagascar
 Trioceros jacksonii Caméléon de Jackson
 Trioceros hoehnelii Caméléon de Höhnel
Kinyongia fischeri
Caméléon de Fischer
Bradypodion pumilum
Caméléon nain du Cap

 

Corytophanidés

3 gen, 9 esp

Basiliscus plumifrons Basilic vert
Basiliscus basiliscus
Basilic brun
Corytophanes cristatus
Corytophane casqué
Laemanctus serratus
Lézard à crête dentelée

 

Crotaphytidés

2 gen, 12 esp

Crotaphytus collaris Lézard à collier de l’Est
 Crotaphytus bicinctores Lézard à double collier
 Gambelia wislizenii Lézard léopard
Gambelia sila
Lézard léopard de Blainville

 

Dactylidés

1 gen, 1 esp

Anolis equestris Anolis chevalier

 

Hoplocercidés

3 gen, env 10 esp

 

 

Iguanidés

8 gen, env 45 esp

 

 

Leiocephalidés

1 gen, env 25 esp

 

 

Leiosauridés

4 gen, env 30 esp

 

 

Liolaemidés

3 gen, env 280 esp

 

 

Opluridés

1 gen, 8 esp

 

 

Phrynosomatidés

9 gen, env 150 esp

Phrynosoma platyrhinos Lézard cornu du désert
 Phrynosoma cornutum Lézard cornu du Texas
Sceloporus undulatus
Scélopore ondulé
Sceloporus occidentalis
Scélopore de l’Ouest
Uta stansburiana
Uta de Stansbury
 Urosaurus ornatus Urosaurus orné
Petrosaurus mearnsi
Pétrosaure de Mearns
 Callisaurus draconoides Lézard zébré à queue frangée

 

Polychrotidés

1 gen, 1 esp

 

 

Tropiduridés

5 gen, env 120 esp

Tropidurus torquatus Tropidure à collier
 Tropidurus hispidus Tropidure hispide
 Tropidurus catalanensis Tropidure catalan
Stenocercus fimbriatus
Sténocercus frangé
 Stenocercus guentheri Sténocercus de Günther
 Microlophus peruvianus Microlophe péruvien
 Microlophus occipitalis Microlophe à tête claire
 Plica plica Plica commune

 

Hélodermatidés

1 gen, 2 esp

Heloderma horridum Héloderme du Mexique
Heloderma suspectum Monstre de Gila

 

Lanthanotidés

1 gen, 1 esp

Lézard, ou "varan" de Bornéo (Lanthanotus borneensis)

 

Varanidés
(1 gen, env 80 esp)

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Morsure et Dangerosité
7. Points communs et diversité des espèces chez les Varanidés

Varanus komodoensis Varan de Komodo
 Varanus salvator Varan malais
 Varanus exanthematicus Varan des savanes
Varanus albigularis
Varan à gorge blanche
Varanus acanthurus
Varan à queue épineuse
Varanus prasinus
Varan émeraude
Varanus griseus
Varan gris
Varanus gouldii
Varan de Gould

 

Varanus giganteus Varan géant
(moins de 2,5 m, moins de 20 kg)


 

Les Varanidés occupent une vaste aire allant de l’Afrique à l’Asie, en passant par le Moyen‑Orient, l’Inde, l’Asie du Sud‑Est, l’Indonésie, la Papouasie‑Nouvelle‑Guinée et l’Australie, où ils atteignent leur plus grande diversité. Une seule espèce, Varanus komodoensis, est présente sur quelques îles d’Indonésie. Ils sont absents d’Europe, d’Amérique et des régions froides.

Les varans présentent une amplitude de taille exceptionnelle. Les plus petits, comme Varanus brevicauda, mesurent environ 20 cm. Les espèces moyennes, comme Varanus exanthematicus, atteignent 80 à 120 cm. Les plus grands, comme Varanus salvator, dépassent 2 m. Le plus massif est Varanus komodoensis, atteignant 3 m et plus de 70 kg. La majorité des espèces pèsent entre quelques centaines de grammes et 10 kg.

Les varans sont diurnes, très actifs et dotés d’un métabolisme élevé. Ils occupent des milieux variés : savanes, forêts tropicales, zones rocheuses, mangroves et déserts. Leur régime alimentaire est principalement carnivore : invertébrés, petits vertébrés, œufs, charognes, poissons ou oiseaux selon les espèces. Les grands varans comme Varanus salvator et Varanus komodoensis sont des prédateurs opportunistes. La reproduction est ovipare, avec des pontes de 5 à 30 œufs selon les espèces. Certaines espèces, comme Varanus komodoensis, peuvent présenter de la parthénogenèse, phénomène rare chez les reptiles.

Les varans possèdent une langue bifide rappelant celle des serpents, utilisée pour analyser les odeurs via l’organe de Jacobson. Leur intelligence est remarquable : apprentissage, reconnaissance individuelle, exploration active. Ils ont une musculature puissante, une course rapide et une endurance supérieure à celle de la plupart des lézards. Leur système respiratoire est très efficace, avec une ventilation unidirectionnelle proche de celle des oiseaux. Leur métabolisme élevé les place parmi les lézards les plus performants du monde.

La dangerosité varie selon les espèces. Les petits varans sont inoffensifs. Les grands varans, comme Varanus salvator ou Varanus komodoensis, peuvent infliger une morsure puissante. Les varans ne sont pas venimeux au sens classique, mais leur salive contient des bactéries et des enzymes pouvant aggraver les blessures. Varanus komodoensis possède un système de venin faible mais réel, contribuant à l’hypotension et au choc chez les proies. Pour l’humain, les varans ne sont dangereux que si manipulés ou provoqués.

Les Varanidés partagent plusieurs traits : corps allongé, membres puissants, langue bifide, intelligence élevée, activité diurne, régime carnivore, métabolisme rapide et comportement exploratoire. La famille compte environ 80 espèces, réparties dans le genre unique Varanus. La diversité est importante : espèces naines d’Australie, espèces arboricoles comme Varanus prasinus, espèces semi‑aquatiques comme Varanus salvator, espèces désertiques comme Varanus griseus, et géants insulaires comme Varanus komodoensis. Cette diversité écologique fait des varans l’un des groupes de lézards les plus adaptatifs et spécialisés.

Shinisauridés
(1 gen, 1 esp)

Shinisaurus crocodiluruslézard crocodile chinois

 

Cordylidés
(env 10 gen, env 70 esp)

 

Platysaurus guttatus Platysaure perlé
(moins de 10 cm, moins 20g)

Cordylus cordylus
Cordyle du Cap
(moins de 20 cm, moins de100g)
 Hemicordylus nebulosus Cordyle nébuleux
(moins de 15 cm, moins de 50 g)
 Karusasaurus polyzonus Cordyle à bandes
(moins de 15 cm, moins de 50 g)
Ninurta coeruleopunctatus Cordyle bleu ponctué
(moins de 15 cm, moins de 50 g)
Ouroborus cataphractus Cordyle ceinturé
(moins de 20 cm, moins de100 g)
Pseudocordylus microlepidotus
Cordyle à petites écailles
(moins de 15 cm, moins de 50 g)
 Smaug giganteus Cordyle géant
(moins de 30 cm, moins de 300g)

 

Gerrhosauridés
5 gen, env 30 esp

Gerrhosaurus major Gerrhosaure géant
Tetradactylus seps
Tétradactyle serpentiforme
Zonosaurus madagascariensis
Zonosaurus de Madagascar Tracheloptychus madagascariensis Tracheloptyque de Madagascar
 Angolosaurus skoogi Gerrhosaure d’Angola
Cordylosaurus subtessellatus
Cordylosaure subtessellé Broadleysaurus major Gerrhosaure de Broadley
 Matobosaurus validus Gerrhosaure robuste

 

Lacertidés
env 40 gen, 300 esp

Lacerta agilis Lézard agile
 Lacerta bilineata Lézard vert occidental
 Podarcis muralis Lézard des murailles
Podarcis sicula
Lézard italien
 Timon lepidus Lézard ocellé
Acanthodactylus erythrurus
Acanthodactyle rouge
 Ophisops elegans Ophisops élégant
Gallotia galloti
Gallotia de Tenerife

 

Scincidés
env 150 gen, env 1.700 esp

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Morsure et Dangerosité
7. Points communs et diversité des espèces chez les Scincidés

Tiliqua scincoides Scinque à langue bleue
Tiliqua rugosa
Scinque shingleback
Eumeces schneideri
Scinque de Schneider
Plestiodon fasciatus
Scinque à cinq lignes
Chalcides ocellatus
Seps ocellé
Chalcides chalcides
 Seps strié
Eutropis multifasciata
Mabouya à bandes multiples
Trachylepis quinquetaeniata
Scinque à cinq raies



Corucia zebrata
Scinque-singe

Les Scincidés sont présents presque partout dans le monde, sauf dans les régions polaires et quelques déserts extrêmes. Leur diversité maximale se trouve en Australie, en Asie du Sud‑Est, en Afrique et dans les îles du Pacifique. Ils occupent aussi l’Europe, l’Amérique centrale, les Caraïbes et certaines zones tempérées.

Les scinques présentent une variabilité importante. Les plus petits, comme certains Nannoscincus ou Menetia, mesurent 3 à 5 cm. La majorité des espèces mesurent entre 10 et 25 cm. Les plus grands, comme Corucia zebrata, atteignent 70 à 80 cm. Le poids varie de quelques grammes à près de 400–500 g pour les espèces géantes.

Les Scincidés sont majoritairement diurnes et thermophiles. Beaucoup sont fouisseurs ou semi‑fouisseurs, d’autres arboricoles ou terrestres. Leur alimentation est surtout insectivore (coléoptères, orthoptères, larves), mais certaines espèces sont omnivores ou herbivores, notamment Corucia zebrata. La reproduction varie : la majorité est ovipare, mais la viviparité est très fréquente dans cette famille, parfois avec un placenta primitif. Le nombre de jeunes ou d’œufs varie de 1 à 10 selon les espèces.

Les scinques possèdent un corps lisse et cylindrique avec des écailles brillantes imbriquées. La réduction des membres est fréquente, certaines espèces étant presque serpentiformes. L’autotomie de la queue est très développée. La viviparité est particulièrement répandue, ce qui est rare chez les lézards. Leur plasticité écologique est l’une des plus grandes du monde reptilien.

Les scinques sont inoffensifs pour l’humain. Leur morsure est faible et rarement douloureuse. Ils ne sont pas venimeux et fuient presque toujours plutôt que d’attaquer. Les grandes espèces peuvent pincer, mais sans danger réel.

Les Scincidés partagent plusieurs traits : corps allongé, écailles lisses, activité diurne, régime insectivore dominant, autotomie de la queue, adaptation fréquente au fouissage et grande tolérance écologique. Ils constituent la plus grande famille de lézards au monde avec plus de 1700 espèces. Leur diversité inclut des formes serpentiformes, des espèces arboricoles massives comme Corucia, des scinques miniatures comme Nannoscincus, des espèces vivipares avec placenta, et de nombreuses espèces insulaires très spécialisées.

Xantusiidés
3 gen, env 30 esp

 

 

Gymnophthalmidés
env 40 gen, env 250 esp

Gymnophthalmus underwoodi Microtéjus d’Underwood
 Cercosaura ocellata Cercosaure ocellé
Bachia flavescens
Bachia jaunâtre
Echinosaura horrida
Échinosaure hérissé
 Potamites ecpleopus Potamite commun
Riama unicolor
Riama unicolore
 Leposoma percarinatum Léposome caréné
 Tretioscincus agilis Tretioscinque agile

 

Téiidés
env 10 gen, env 230 esp

1. Répartition géographique
2. Taille et poids
3. Mode de vie nourriture et reproduction
4.  Particularité
5. Morsure et Dangerosité
7. Points communs et diversité des espèces chez les Téiidés

Ameiva ameiva Ameive géante
Cnemidophorus lemniscatus
Téju à lignes
Tupinambis teguixin
Téju commun
Dracaena guianensis
Lézard caïman
 Kentropyx calcarata Kentropyx à éperon
Teius teyou
Teius
Dicrodon guttulatum
Dicrodon tacheté
Crocodilurus amazonicus
Lézard crocodile d’Amazonie

Tupinambis palustrisTégu des marais

Les Téiidés sont strictement américains. Ils occupent l’Amérique du Sud, l’Amérique centrale, les Caraïbes et le sud de l’Amérique du Nord (notamment le sud des États‑Unis). Leur diversité maximale se trouve au Brésil, au Paraguay, en Bolivie, au Mexique et dans les Antilles. Ils sont absents d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie.

Les tailles varient fortement selon les genres. Les plus petits, comme certains Ameiva ou Cnemidophorus, mesurent 10 à 15 cm. Les espèces moyennes, comme Aspidoscelis, atteignent 20 à 35 cm. Les plus grands, comme les Tupinambis (aujourd’hui Salvator), dépassent 1 mètre et peuvent peser plusieurs kilogrammes. Les Tupinambis/Salvator sont parmi les plus massifs, avec un poids pouvant dépasser 4 à 6 kg.

Les Téiidés sont majoritairement diurnes, rapides et très actifs. Beaucoup vivent dans les milieux ouverts, sablonneux ou semi‑arides, tandis que d’autres fréquentent les forêts tropicales. Leur régime alimentaire est souvent insectivore ou omnivore, mais les grands genres comme Tupinambis/Salvator sont opportunistes : fruits, œufs, invertébrés, petits vertébrés. La reproduction est généralement ovipare, avec plusieurs œufs par ponte. Certaines espèces du genre Aspidoscelis sont parthénogénétiques, un phénomène rare chez les vertébrés : les populations sont composées uniquement de femelles se reproduisant sans mâles.

Les Téiidés se distinguent par leur vitesse exceptionnelle, leur thermorégulation très efficace et leur métabolisme élevé, ce qui les rapproche des lézards les plus actifs du monde. Leur peau est composée de grandes écailles rectangulaires ventrales, très caractéristiques. Les genres comme Tupinambis/Salvator possèdent une intelligence remarquable, capable d’apprentissage complexe. Les espèces parthénogénétiques du genre Aspidoscelis représentent l’un des cas les plus connus de reproduction sans mâle chez les reptiles.

La dangerosité dépend de la taille. Les petits Téiidés sont totalement inoffensifs. Les grands Tupinambis/Salvator peuvent infliger une morsure puissante, comparable à celle d’un gros lézard, mais ils ne sont pas venimeux. Leur queue peut être utilisée comme fouet défensif. Malgré cela, ils ne représentent pas un danger sérieux pour l’humain et évitent généralement le contact.

Les Téiidés partagent plusieurs traits : activité diurne, grande vitesse, écailles ventrales rectangulaires, régime insectivore ou omnivore, reproduction ovipare dominante, comportement actif et vigilant. La famille compte plus de 230 espèces, réparties dans des genres très variés comme Ameiva, Cnemidophorus, Aspidoscelis, Kentropyx, Tupinambis/Salvator et Teius. La diversité se manifeste par des espèces miniatures, des espèces fouisseuses, des espèces forestières, des espèces parthénogénétiques et des lézards géants proches des varans dans leur écologie.