Gnathostomes

Accueil Remonter Notre Monde Le Monde Vivant Personnel World Of Warcraft

 

Classification (env 64.300 esp)
Métazoaires-Triploblastiques-Cordés-Vertébrés-Gnathostomes
(Vertébrés supérieurs
)


 

Les Gnathostomes

Les Gnathostomes sont des animaux du sous-embranchement Vertebrata, caractérisés par un endosquelette, une colonne vertébrale segmentée et un système nerveux central protégé par un crâne. Ils appartiennent au phylum des chordés et regroupent les poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères.

Anatomie
Les Gnathostomes sont définis par la présence de mâchoires articulées, dérivées des premiers arcs branchiaux. Leur anatomie présente plusieurs innovations majeures. Ils possèdent des dents insérées sur les mâchoires, permettant une alimentation plus efficace. Leur squelette est composé soit de cartilage (Chondrichthyens), soit d’os (Ostéichthyens). Ils disposent de nageoires paires (pectorales et pelviennes), précurseurs des membres des tétrapodes. Leur système nerveux est plus complexe que celui des cyclostomes, avec un cerveau plus développé et des organes sensoriels spécialisés, notamment la ligne latérale et, chez certains groupes, des électrorécepteurs. Leur système immunitaire est complet, avec des lymphocytes T et B, absents chez les cyclostomes.
Morphologie
La morphologie des Gnathostomes est extrêmement variée, mais plusieurs traits communs les caractérisent. Ils possèdent un crâne bien ossifié, des mâchoires mobiles, et des branchies protégées par des structures variables selon les groupes (opercule chez les Ostéichthyens, fentes branchiales ouvertes chez les Chondrichthyens). Les nageoires paires sont soutenues par des éléments internes : rayons chez les Actinoptérygiens, lobes charnus chez les Sarcoptérygiens. Leur corps est généralement fusiforme chez les formes aquatiques, mais les tétrapodes ont développé une grande diversité morphologique. Leur peau porte des écailles chez la majorité des poissons, tandis que les tétrapodes ont évolué vers des structures dérivées comme les plumes, les poils ou les écailles kératinisées.
Place dans la classification animale
Les Gnathostomes constituent l’un des grands sous‑groupes des Vertébrés au sein des Chordés. Ils se distinguent des Cyclostomes, qui sont dépourvus de mâchoires. Les Gnathostomes se divisent en deux grandes lignées. Les Chondrichthyens regroupent les requins, raies et chimères, caractérisés par un squelette cartilagineux. Les Ostéichthyens regroupent les vertébrés à squelette osseux, eux‑mêmes divisés en Actinoptérygiens (poissons à nageoires rayonnées) et Sarcoptérygiens (poissons à nageoires charnues et tétrapodes). Les tétrapodes, qui incluent amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères, sont donc des Gnathostomes hautement dérivés. Les Gnathostomes représentent ainsi la majorité des vertébrés actuels et constituent un groupe central dans l’évolution animale.

 

 

Chondrichthyens
(env 1.300 esp)

1. Présentation des Chondrichtyens
2. Place des Chondrichtyens au sein des Gnathostomes
3. Points communs entre les Chondrichtyens
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Chondrichtyens

Les Chondrichtyens sont des vertébrés aquatiques caractérisés par un squelette cartilagineux, plus léger et plus flexible que l’os. Ils regroupent trois grands types d’animaux : les requins, les raies et pastenagues, et les chimères. Leur peau est recouverte de denticules dermiques, structures proches des dents, qui améliorent l’hydrodynamisme et protègent contre l’abrasion. Ils possèdent des fentes branchiales visibles, un foie volumineux riche en lipides assurant la flottabilité, et un système sensoriel très développé, incluant les ampoules de Lorenzini capables de détecter les champs électriques. Leur reproduction implique une fécondation interne, avec des stratégies variées allant de l’oviparité à la viviparité. Ils jouent un rôle écologique majeur comme prédateurs supérieurs dans les écosystèmes marins.

Les Chondrichtyens appartiennent aux Gnathostomes, les vertébrés à mâchoires. Ils représentent l’une des deux grandes lignées de Gnathostomes actuels, l’autre étant celle des Ostéichthyens. Ils constituent donc la branche la plus ancienne des vertébrés à mâchoires encore vivants. Leur position évolutive est fondamentale pour comprendre l’origine des mâchoires, des nageoires paires et des systèmes sensoriels modernes. Ils se situent juste après la divergence avec les Cyclostomes, qui sont dépourvus de mâchoires. Les Chondrichtyens forment ainsi un groupe clé dans l’histoire évolutive des vertébrés.

Les Chondrichtyens partagent plusieurs caractéristiques essentielles. Leur squelette est entièrement cartilagineux, renforcé par des dépôts de calcium. Leur peau porte des denticules dermiques, qui réduisent la traînée et protègent le corps. Ils possèdent des fentes branchiales non recouvertes d’un opercule, un foie riche en squalène assurant la flottabilité, et un système sensoriel très performant, incluant la ligne latérale et les électrorécepteurs. Leur reproduction implique toujours une fécondation interne, grâce aux ptérygopodes chez les mâles. Leur croissance lente, leur maturité tardive et leur faible fécondité les rendent particulièrement vulnérables aux pressions humaines. Leur rôle écologique est crucial, notamment dans la régulation des populations marines.

Les Chondrichtyens regroupent environ 1 250 à 1 300 espèces actuelles, réparties dans plus de 200 genres. Ils se divisent en deux grands sous‑groupes. Les Elasmobranchii comprennent les requins (environ 540 espèces) et les raies et pastenagues (environ 650 espèces), avec une diversité morphologique allant des requins‑marteaux aux raies manta. Les Holocephali regroupent les chimères, avec une cinquantaine d’espèces, principalement profondes et encore mal connues. Cette diversité reflète une adaptation à presque tous les milieux marins, des récifs tropicaux aux abysses, et même à certains milieux d’eau douce pour quelques espèces de requins et de raies. Les Chondrichtyens représentent ainsi l’un des groupes les plus anciens et les plus spécialisés des vertébrés aquatiques.

Ostéichthyens

(env 63.000 esp)

1. Présentation des Ostéichthyens
2. Place des Ostéichthyens au sein des Gnathostomes
3. Points communs entre les Ostéichthyens
4. Diversité, nombre de genres et d’espèces chez les Ostéichthyens

Les Ostéichthyens sont les vertébrés à squelette osseux, un groupe immense qui comprend la quasi‑totalité des poissons actuels ainsi que tous les tétrapodes. Leur squelette est constitué d’os véritables, contrairement aux Chondrichtyens qui possèdent un squelette cartilagineux. Ils possèdent un opercule recouvrant les branchies, une vessie natatoire chez la plupart des poissons, et des écailles osseuses de différents types. Leur diversité morphologique est considérable, allant des minuscules gobies aux poissons‑lune géants, et jusqu’aux vertébrés terrestres. Les Ostéichthyens se divisent en deux grands groupes : les Actinoptérygiens, poissons à nageoires rayonnées, et les Sarcoptérygiens, poissons à nageoires charnues dont sont issus les tétrapodes.

Les Ostéichthyens appartiennent aux Gnathostomes, les vertébrés à mâchoires. Ils constituent l’une des deux grandes lignées de Gnathostomes actuels, l’autre étant celle des Chondrichtyens. Ils représentent la branche la plus diversifiée des vertébrés à mâchoires, comprenant non seulement les poissons osseux mais aussi tous les vertébrés terrestres. Les Ostéichthyens se situent donc au cœur de l’évolution des vertébrés modernes, puisqu’ils regroupent la majorité des espèces vivantes et incluent les lignées qui ont conquis le milieu terrestre.

Les Ostéichthyens partagent plusieurs caractéristiques fondamentales. Leur squelette est ossifié, composé d’os compacts et spongieux. Ils possèdent un opercule protégeant les branchies, une vessie natatoire jouant un rôle dans la flottabilité, et des écailles osseuses de type cycloïde, cténoïde ou ganoïde selon les groupes. Leurs nageoires sont soutenues par des rayons osseux chez les Actinoptérygiens, ou par des lobes charnus chez les Sarcoptérygiens. Leur reproduction est très variée, allant de l’oviparité à la viviparité. Leur physiologie est adaptée à une grande diversité de milieux, marins comme dulçaquicoles, et leur diversité écologique est immense.

Les Ostéichthyens constituent le groupe de vertébrés le plus diversifié, avec environ 35 000 espèces décrites, réparties dans plusieurs milliers de genres. Les Actinoptérygiens représentent l’immense majorité, avec plus de 33 000 espèces, incluant les téléostéens, qui regroupent la quasi‑totalité des poissons modernes. Les Sarcoptérygiens comprennent un nombre très réduit de poissons actuels, comme les cœlacanthes et les dipneustes, mais incluent aussi tous les tétrapodes, ce qui fait de ce groupe l’un des plus importants de l’histoire évolutive. Cette diversité reflète une radiation évolutive exceptionnelle, couvrant tous les milieux aquatiques et la totalité des environnements terrestres.